“Ahlan wa Sahlan !” Bienvenue en Jordanie ! Un pays aux patrimoines naturel et culturel extrêmement riches, où la population fait preuve d’une chaleureuse hospitalité. Disposant d’une mince fenêtre sur la mer Rouge au Sud, le royaume de sa Majesté Abdallah II est une destination moins chère qu’Israël mais plus onéreuse que l’Égypte. Si certains sites touristiques restent abordables comme les réserves naturelles, le désert de Wadi Rum ou la cité antique de Jerash, le tarif de l’incontournable Pétra atteint 50 JOD minimum. À prévoir dans le budget surtout si vous optez pour une excursion de 2 ou 3 jours.

Hébergements

C’est en avril et octobre que la Jordanie attire le plus de monde, les tarifs grimpent donc pendant ces deux mois. On trouve cependant des hôtels pour tous les budgets, du très bon marché à 15 JOD la nuit environ au très chic établissement à 120 JOD à Amman, Pétra, Madaba et Aqaba. Le prix moyen varie de 40 à 60 JOD. Dans les hôtels 2 ou 3 étoiles, confortables et propres, les douches chaudes sont gratuites (pas toujours le cas) et le touriste peut négocier le prix s’il reste plusieurs nuits.

À savoir : beaucoup d’hôtels modifient les tarifs selon le taux d’occupation et certains affichent des tarifs ne comprenant pas les taxes, qui sont assez importantes (8 % et 10 % de service). Il faut donc toujours se faire préciser si elles sont incluses ou non car le coût total ne sera pas le même !

Au pays des Bédouins, les campeurs trouveront forcément leur bonheur, en particulier dans les réserves naturelles. Le camping sauvage reste autorisé sauf près des frontières. À Aqaba, c’est une option d’hébergement sympa, notamment pendant les périodes où la chaleur devient moins écrasante.

Gastronomie

Les restaurants affichent des prix sans taxes ; il faut ajouter 10 % de service et 8 % de taxes pour savourer la cuisine locale, typique du Moyen-Orient : khobs ou pitas (le pain arabe), les  mezzes (entrées chaudes et froides d’origine libanaise), les kebabs à base de mouton ou poulet, parfois du bœuf… Ne pas passer à côté du mensaf, plat national hérité des Bédouins composé d’agneau longuement cuit dans du lait de chèvre caillé, le tout relevé d’épices et accompagné de riz saupoudré de pignons et d’amandes. Si vous voulez du poisson, vous en trouverez facilement sur la côte, mais la petite envie coûtera plus cher que la viande. Et après un bon repas, ou au goûter, vous aurez le choix entre une kyrielle de douceurs sucrées, les baklavas, au miel, avec des pistaches, des amandes, des noix… Et on vous offrira sans cesse du thé, véritable boisson nationale. Côté alcools, uniquement servis dans les restos chics, vous pourrez goûter le traditionnel arak, sorte d’anisette ressemblant à l’ouzo, les bières locales Amstel et Petra ou des vins jordaniens (qui proviennent en fait de Palestine ou du Liban). Oubliez les crus français, ils sont hors de prix !
 À noter enfin : si l’eau du robinet est potable, mieux vaut acheter des bouteilles d’eau minérale.

Transports

Enfin, se déplacer en Jordanie ou à l’intérieur des villes reste assez facile (bus, minibus, taxis “privés” ou collectifs, location de voitures avec ou sans chauffeur). Il existe une seule ligne aérienne, entre Amman et Aqaba, un trajet plutôt bon marché. Pour info, le stop est interdit, mais il y aura toujours une voiture pour vous prendre en cas de souci.

Crédit photo : ©Visit Jordan