Pour certains, le jeudi, c’est ravioli, ben, pour moi, le samedi, c’est plongée

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Mon 15 étant à la reepreuve sur Marseille, je trempe le bidisse pour le second week end consécutif

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Le déshabillage de l’étanche du dimanche dernier avait achevé le manchon du poignet

gauche de la tanche, il était urgent de le faire réparer, d’autant que la semaine prochaine, nous aurons le début de la W2.. et il n’est pas question de plonger trimix en semi en cette saison

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Le dealer local, Proceans à Biarritz a même fait des heures supp’ (merci Eric) pour la finir dans les temps (message perso inside : j’ai récupéré ton détendeur, Jean Louis).
Me voilà donc tout pimpant, avec une étanche, étanche

, l’inflateur bien graissé (pas eu le temps d’essayer, mais il n’y a pas de raison..)… ma Barbo (pas celle que j’ai perdu

, celle là trempe toujours en baie d’Hendaye) est chargée grace aux accus de Jeff..
En effet, les accus et le chargeur de la Barbo sont repartis en SAV : un des accus s’est mis en cours jus dans la lampe et le chargeur me dit que les accus sont pleins en sortant de plongée (après utilisation, bien sur).. Bref, de ce coté là, un léger problème (s’il n’y avait que de ce coté là ..)
Arrivé au club, matinal, comme d’hab, pour m’équiper avec de la place, sans stress.. je grée la wing, la plaque, les détendeurs ; coté pression, tutti va bene, coté détendeurs aussi. J’essaie la Barbo au club : tiens ? elle ne donne pas à pleine puissance ? j’ai trouvé un mode eco sur ce truc

? l’est où le bouton ? je veux des watts !!!!! ah !!!! c’est comme un shacker, faut secouer pour que ça marche … bon, je secouerai alors…
Je vais m’équiper aux vestiaires et j’enfile la weezle (extrem +) sous la trilam : non pas que je sois frileux, mais dans de l’eau à 13-15°, j’aime mon confort, même si le bioprene devrait m’aider à tenir

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J’embarque tout le bazar sur le semi rigide, le Mola Mola (joli nom, beaux souvenirs mais ça s’arrête là les points communs : nous ne naviguons pas (encore ?) sur la tranche).
Sur le tableau, nous serons 8 plongeurs, 4 palanquées avec Olivier comme DP.
Je ferai équipe avec Pascal (oncle Tom) ; sa femme parle de couple tellement nous sommes souvent ensemble, je préfère le mot « paire »

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Pascal a une étanche néo, un 15 avec 180 bars et un appareil photo.
Ce matin, en venant au club par la corniche, j’ai pu apprécier un petit vent d’Ouest et une houle ample. Nous verrons in situ ce que ça donne.
Olivier nous annonce « Los Pinos », un spot coté espagnol, rocheux, avec un tombant qui démarre à 20 et va vers 37-40 (selon la marée et l’amplitude de la houle).
Je ne vais pas vous faire languir : ça soufflait trop et bougeait trop : nous nous sommes rabattus sur « Canyon », un spot en baie d’Hendaye, sur une trentaine de mètres qui est sympa, ma foi

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Sur place, Olive envoie une bouée avec un petit lest et largue les palanquées les unes après les autres. Y a pas le feu au lac

(juste du vent et un peu de houle et encore heureusement que nous sommes quand même à l’abri).
Le lest de la balise se coince au fond et le bout’ prend un angle de 45° à cause du vent et du courant pelliculaire

. En gros, la bouée est à la surface dans le creux des vagues mais pas lors des cretes.
Les copains descendent des la mise à l’eau. Nous sommes là sur 21 m de fond.
Olive manœuvre pour nous larguer, en dernier.
Je bascule et je dérive à peine (bien largué, juste à coté de la balise). Je m’accroche et j’attends Pascal.
Vu que ça brasse et que ça tire, je lui demande de descendre. Initialement, je souhaitais un rendez vous à 3 m (mais avec le risque de se perdre au largage, nous avons adapté)

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OK ?
OK !
Pascal passe devant (normal, avec un APN, autant que ce soit lui qui voit les bestioles en premier pour les shooter)

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Je suis et ferme la marche.
A 6m, ça squeeze. Pchtt !!! non : ça fait pchhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ;:(

aie ! l’inflateur est bloqué plein ouvert

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Je débranche le flexible et je continue la descente.
A 10 m, Pascal s’arrete pour reprendre son souffle : il a trop tiré sur les bras et trop palmé ; nous marquons un stop de 30 secondes pendant lesquelles j’essaie de rebrancher le DS de l’inflateur. Pchhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

; merte-merte, ça gonfle encore. Vacherie
Je previens Oncle Tom du souci. Il me demande si on continue ; pani pwoblem, patwon, on continue. Je fais purger l’excedent (et il y en ) par la purge d’épaule : un vrai jacuzzi

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Bon, je sens le mouillé sur la poitrine : la flotte rentre par l’orifice de l’inflateur. Qué merde alors ! je les aurai toutes aujourd’hui !!!
Murphy, on te demande ailleurs, fout le camp !!!
La visi n’est pas tip top : elle est meme un peu pourrie : jusque vers 10 m, elle est de l’ordre de 4 m en horizontal, plus bas, c’est comme un mille feuilles, un coup oui, un coup non (grrrrrrrrrrrrrr).
Au fond, sur 30, les 3 derniers metres sont clairs : nous sommes protégés de la houle par les cailloux.
J’aime beaucoup cette ambiance, de trous dans les blocs, de sable blanc que l’on voit à travers.. Par contre, coté bestioles, que dalle : elle doivent avoir reçu l’avis de tempete et se sont calfeutrées.
Afin d’eviter les flous artistiques, les bougés, Pascal se concentre sur les oursins et les spirographes et ça marche !
Au bout de 20 minutes sur 30, Pascal m’annonce la mi pression

. Moi, il me reste encore 135 bars dans le bi..
Je me balade entre les roches avec un doigt sur l’arrivée d’air de l’inflateur pour limiter les entrées d’eau… Je pense déjà au moment où je devrais larguer le para, rembobiner et donc enlever mon doigt de ce trou et de l’eau qui rentrera brrrrrrrrrrrrrrr.
Vers la 25° minute, Pascal doit etre à 80 bars, j’ai la brillante idée

de remettre le tuyau sur l’inflateur.
Eh bien, j’aurai mieux fait de m’abstenir !!!!
Qué connerie : le clapet du flexible se bloque en position ouvert et le toyo fuse ; ça me balance 10 bars en débit continue.
Pascal n’en croit pas ses yeux et moi je rale !!
Il me ferme dare dare le robicot correspondant (désolé pour les puristes, mais je ne fais pas de yoga et je n’ai pas la souplesse à moins de larguer la ventrale pour faire basculer le bloc).
Je passe sur mon second détendeur qui marche bien (Apeks powaaaaaaaaaaaaaaa).
Pascal me propose son octopus : merci mon binôme mais ça va, là, j’y arrive encore.
Bon, là, les carottes sont cuites. On va arrêter là le massacre.
Je lui fait signe de la fin de plongée.
Cela fait 27 minutes que nous sommes partis.
Il me demande les paliers ; sur le Nitek en prêt, j’en suis à 2 minutes et sur le Vytec, rien pour l’instant, mais je sais que j’aurai les 3 de principe.
Je sors le para, j’accroche le spool, j’ouvre la bouteille et hop, toussa part faire sa vie vers la surface.
Je sens la flotte qui rentre. Je me penche à droite pour virer l’air en excédent dans la tanche (pas pour la remplacer par la mer mais pour éviter de me faire embarquer) ; je sens l’eau au niveau des deux poignets, du coude droit ; changement de position ; j’ai le pied droit qui trempe.
Même pas froid ! c’est bien weezle (si, si sérieusement).
Nous partons en direction de la surface et nous frappons les 3 minutes de sécu.
Au palier, elle est bonne : elle est à 17°.
Surface.
Olive manœuvre pour se laisser dériver et venir sur nous. Nous nous déséquipons dans l’eau et lui passons le matos avant de remonter à bord.
J’ai apprécié le thé.
Un petit débriefing avec Pascal (qui a bien réagit) et nous faisons route club après avoir récupéré tout le monde.
La houle s’est renforcée, le vent a forcit (quoique, ça doive baisser dans les heures à venir).
Au vestiaire, je peux donc confirmer qu’une étanche est étanche

: l’eau qui y est rentrée ne sort pas comme ça ; il n’y en avait pas tant que ça, moins d’un verre mais elle avait bien mouillé la boot droite de la weezle, la sous combi à un point que j’ai du passer sous la douche au club en étanche pour rincer l’extérieur puis en weezle pour la rincer (avant de la passer en machine sinon, ça va gratter quand ce sera sec).
Bref, les travaux pratiques sont finis à l’heure qu’il est : la combi est rincée intérieur et extérieur et sèche ; la souris a fait un passage en machine ; l’inflateur de la combi a été autopsié et ses joints changés (ils ont gonflé et se bloquaient au lieu de coulisser)…
Tout baigne, enfin pas trop, j’espère

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Pour les points PADIR, vous me faites un prix de gros

??? j’en prends 500 d’un coup ??
Heureusement que les fédéraux n’enlèvent pas les étoiles des cacartes CMAS parce que je risquerai de me trouver à découvert.