Le soleil était bien timide, en ce dimanche matin 1er janvier 2012, pourtant la durée des jours se rallongeait déjà insensiblement. Nous voilà donc à l’anse de l’huile à Collioure, une fois de plus, pour de nouvelles aventures sub-aquatiques.


Je prenais le temps d’ôter mes sandales, d’entrer doucement dans l’eau... Mon binôme était déjà prêt. Attends-moi, j’arrive !


Dans les premiers mètres, l’eau était claire, lumineuse. Les anémones vertes ondulaient doucement leurs petits bras musclés.


Les posidonies semblaient être passées sous la tondeuse à gazon, après avoir nourri toute une saison les saupes sauvages affamées.


Plus profondément, la lumière diminuait rapidement, l’eau devenait comme une soupe opaque. Moi, j’aime pas la soupe aux poireaux.


En suivant le tombant et guidés par notre boussole, nous allions rejoindre un autre monde...


Le parcours n’était pas des plus faciles, dans les méandres de ces eaux sombres.


Nos rêves ne sont pas toujours limpides non plus. Nous rejoignîmes le coralligène à -19m de profondeur. De petits congres observaient notre arrivée avec méfiance.


Des antennes trahissaient la présence des langoustes qui n’osaient pas non plus sortir de leur tanière hivernale.


Les oursins profitaient de l’obscurité pour se dégourdir les pattes.


Protégés du froid par nos combinaisons étanches, nos sous-vêtements en polaire, nous pouvions admirer confortablement les images de nos rêves de plongée.


Les flabellines prenaient une pose langoureuse devant le photographe charmé.


Des couples de flabellines préparaient même une nouvelle génération de jolies petites flabellines...


De minuscules hervias se balançaient sur des hydraires ; elles marchaient sur leur nourriture !


Les doris dalmatiennes terminaient goulument leur festin d’éponges pierres.


Mais l’hiver était bien là, même sous les eaux de la Méditerranée. Les petites crevettes étaient absentes des axinelles. Reviendraient-elles au printemps ?


Une histoire sans petite blennie ne serait pas complète.


Nous continuâmes le long du tombant, puis fîmes demi-tour après avoir fait le tour du coralligène.


Nous retournions dans une zone plus lumineuse, parsemée de fragiles gorgones blanches.


Nous avons salué au passage le gardien des lieux, un vénérable poulpe habitué aux plongeurs en bouteille. Vous le connaissez d’ailleurs, je vous l’ai déjà présenté.


Puis nous allâmes rejoindre la plage, tout doucement, en savourant chaque seconde intensément.


Quelques mètre encore...


La faible houle nous poussait vers le rivage, maintenant tout proche.
La plage de sable blanc était déjà là sous nos palmes.


La surface était là aussi, juste au-dessus de nous.


Et nous étions bien... Est-ce cela la sérénité ?
Et c’est là qu’un objet insolite, mystérieux, attira mon regard...


Quel était donc cet objet étrange ? Une idole amérindienne , un volant de soucoupe volante, une pièce de monnaie d’une autre galaxie, la clé d’un univers parallèle ?
Je laissais là cet objet magique et surnaturel, me promettant d’appeler à l’aide un spécialiste, Indiana Jones.
P.S. : auriez-vous le numéro de téléphone d’Indiana Jones ?
