de DIVEXPLO » 26 Jan 2009, 07:59
Désolé, moi non plus je n'ai pas beaucoup de temps, mais en bref :
- Sur les changements: les plus importants ont eu lieu à la fin des années 90, ça date je te l'accorde, mais ils étaient importants, pas tellement sur l'aspect didactique mais su l'aspect péda, on a commencé à parler de compétences plutôt que de standards (même si les passeports plongée n'ont pas toujours suivi , ou avec des ratés). Ca veut dire une approche différente qui n'a pas paru forcément évidente aux candidats toujours englués dans les notes d'épreuves mais beaucoup dans la philosophioe générale de l'épreuve. d'ailleurs c'est à partir de cemoment que certaines épreuves n'ont plus été notées alors que le référentiel l'exogeait en théorie. Il y a eu quand même des évolutions sur des points qui peuvent passer pour du détail mais qui n'en sont pas forcément dans la réalité. J'ai cité le parachute mais également l'assistance (et non le sauvetage) o^il est toléré depuis quelques années des techniques différentes (c'était loin d'être le cas eavant 1995). Biensûr il y a eu adaptation aux nouveaux enjeux avec une information sur le nitrox par exemple. Et en revanche on a laissé tomber 'au moins pour l'examen) le problème du mec qui plonge en mer le matin et saute en parachute dans un lac d'altitude l'après-midi (il était temps). Je peux pas tout citer mais un point sur l"aquacité" a changé et cela m'a donné raison après pas mal d'engueulades avec des collègues : la descente dans le bleu où on est plus aussi exigeant sur l'absence de rotation du plongeur qui plombe tout droit à 40m. Entre parenthèe il s'agit là purement d'un exercice test d'aisance, car cela va à l'encontre de la théorie de la descente régulière mais tranquille; en plus ce genre de truc tape bien sur la conso d'air dès le début en général.
Pour le guide planquée la balade à 40m où on cumule en fait plusieurs épreuves est un quand même un test, et pas facile suivant celui qui fait le binôme. En fait on n'apprend pas à se stabiliser, il y a seulement deux formateurs qui évaluent si la stabilisation est acquise et ce dans des conditions défavorables (pas de repères, exercices de vidage, etc...). Normalement le N4 qui se présente doit déjà avoir travaillé ça avec son "parrain " de stage, sinon dans l'immense mjorité des cas ça se voit vraiment.
Pour le reste protection bio, planification, dans les jurys où j'ai participé on a toujours évoquié la question, y compris avec les MF1, mais le vérifier sur le terrain aurait été assez compliqué.
En tous cas, je peux t'assurer qu'on ne plaisantait pas tellement pour le N4, tout en essayant de savoir à quel plongeur on avait affaire, et ça commençait dès le début du stage, en cours comme sur le bateau. Mais on pouvait être tolérant avec un gars qui avait bien marché durant son stage et qui perdait un peu ses moyens durant les épreuves (cas courant : les oreilles qui passent pas à cause du stress).
Mon vécu de jury il est vrai, a maintenant presque 10 ans et mes dernières infos sur les jurys (que ce soit MF ou BEES) de plus de 3 ans, donc à relativiser. A méditer aussi : dans les années 90, environ 40% de réussite en moyenne au N4 et pas plus au MF1. Aujourd'hui la proportion a presque doublé. Les plongeurs sont meilleurs? Les jurys sont plus cools? Les anciens étaient des boeux? A vous de juger...
Je ne trouve pas que les diplômes hors fédé étrangers soient plus satisfaisants dans leur conception. Si c'était facile dévaluer à ce niveau ça se saurait. Même si pour ma part j'ai un certain respect pour les formations BBESAC qui me paraissent vraiment trés intéressantes car pointues.
Malgré tout et là je suis d'accord avec toi, il y a encore des progrès à faire. Et ce n'est pas forcément les têtes blanches qui bloquent. C'est un autre débat mais il serait intéressant de savoir quels sont les intérêts de la DDJS dans la conception des contenus de formation. Ne voulant pas soulever de polémique, je m'arrête là mais je n'en pense pas moins...