Non, ce n'est pas un titre racoleur...
La Bretagne est un pays de contes, de légendes, et d'aventures.
Loin de sa muse, Indiana Foifoi était devant la falaise, sur les flots de la Côte d'Emeraude, au pied de la pointe du Jas, fin prêt pour de nouvelles aventures...

Armé de son seul couteau de plongée, utilisé jusqu'alors pour préparer le saucisson de l'apéro, il allait affronter le mystère des Grottes du Cap !
Baissez un peu la lumière, fermez la porte, êtes-vous vraiment prêt à poursuivre cette lecture ?
L'entrée du labyrinthe était soigneusement cachée sous quelques mètres d'une eau bien sombre à cause de l'ombre de la falaise.

Enfin un peu d'action !
Après quelques mètres dans le boyau, il fit nuit noire. Indiana Foifoi ne reculait pas pour autant : il avait sur lui sa lampe de plongée, fidèle compagne de ses aventures sous-marines.

Le courant était contraire, mais Indiana Foifoi avait musclé son corps tout l'hiver en piscine (toute ressemblance avec des personnages existants serait tout à fait fortuite), et il avançait quand même un peu, et de plus dans le bon sens.
Une première ouverture sur l'océan laissait entrer un flux de lumière apaisante. Ouf !

Indiana Foifoi avait laissé son guide Pascal passer devant, au cas où ses ennemis jurés auraient préparé des boules géantes avec des piques dévalant le couloir submergé (des oursins géants), des herses de pointes acérées, des hordes de serpents venimeux ou autres désagréabletés.

Les voilà dans une seconde chambre, ouverte sur l'océan côté grand large.

La lumière rassura une seconde fois Indiana Foifoi qui n'en menait finalement pas si large que ça.

Des blennies couleur de roche, sauvages et aux dents acérées, semblaient espionner les intrus.
Non, Pascal, il faut continuer, vaille que vaille.

Le repos viendra après l'aventure et les dangers, pour les braves seulement. Mais pour Indiana Foifoi aussi.

Ensuite, première à gauche, c'était une impasse ! Gottferdom !

Le briefing de Yann aurait-il été falsifié ? La mémoire de Foifoi serait-elle défaillante, aurais-je oublié mes pilules ?
Indiana Foifoi avait oublié un court instant la marche sous-marine qu'il fallait descendre sur la droite avant de continuer à gauche.

Un autre courant nous y attendait ! Fallait-il partir à droite, devant, au Nord-Ouest ou dessus-dessous ? Serais-je une nouvelle victime de la 3D ?
Je ne sais pas si vous y comprenez quelque chose, moi j'ai abandonné depuis longtemps, et j'ai suivi Pascal dans l'obscurité.

C'était bien, là. Ça avait vraiment le goût de l'aventure ; à moins que ce soit parce que j'avais mal rincé mon détendeur, l'aventure doit avoir meilleur goût. On avait parfois l'impression d'être dans une chasse d'eau, à cause du courant, pas du goût, faut pas tout mélanger.
Des crevettes nous guettaient, dans chacune des fissures de la roche, avec leurs antennes émettrices d'ondes négatives.

Il en fallait plus pour m'impressionner ; enfin, je crois.
Un poisson plat faisait du tourniquet sur une roche. Il avait dû être écrasé par une boule géante dans ce couloir obscur.

Mon cerveau fonctionnait au ralenti, comme peut en témoigner cet enregistrement sur le vif de ma mémoire (obtenu après trépanation par Dr House, mais c'est une autre histoire) :
« C'est quoi, ça ? Une sole ? C'est bon, ça, miam. Le voilà qui s'arrête de tourner : merci pour la direction, c'est vraiment par là ? Le voilà qui reprend son manège, mais arrête donc de tourner ! Non, par là c'est un mur de roches. Ah oui, on dirait qu'il y a de la lumière au fond par là. »

Mais Pascal continuait, dans un autre boyau tout aussi sombre que le précédent. Je lui criais dans mon détendeur : Blll bllll... ce qui signifie : Hé, attends moi !

D'après la légende du Cap, notre quête devait se terminer à la prochaine ouverture sur l'océan...

Comment cette aventure sous-marine allait-elle dégénérer en drame ? Comment la légende allait-elle naître de nos aventures pour les siècles futurs ?
Quel monstre terrible allait donc nous tomber dessus, plein d'épines, de crocs géants, de pinces acérées, de tentacules gluants ?
Et c'est alors qu'Indiana Foifoi s'amusait avec d'inoffensives crevettes que lui tomba dessus le monstre en question.

Le combat fut titanesque, les falaises tremblèrent sur leurs bases, les eaux bouillonnèrent, la sauvagerie fut indescriptible.
Usant de ses pinces castagnettes (modèle déposé), le monstre fit reculer l'aventurier hors des grottes de Frehel, en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. Pas facile de serrer la pince de mon copain le homard bleu.
Mais finalement, à l'extérieur des grottes, ce n'était pas si mal non plus. Il y avait des algues laminaires qui cachaient plein d'autres monstres terribles (j'ai fermé les yeux pour mieux pouvoir passer sans devoir les combattre).

Et puis aussi des algues longiformes, ou algues spaghettis, ou himanthales si vous insistez, qui ondulaient romantiquement dans la faible houle d'un soir d'été du Cap.

Finalement, Indiana Foifoi rejoignit le bateau de l'expédition en contournant le Cap. Il n'osa pas parler de sa rencontre avec le monstre des Grottes du Cap, et j'espère que tout cela restera confidentiel, entre nous. N'est-ce pas ?
