Jeudi 31 décembre 2009, 13h30. A l'extérieur de la rade, la Manche est très agitée. Le vent souffle du NNE et les vagues pénètrent dans la rade par les passes. A l'abri derrière la digue du Centre, l'Abeille Liberté est à poste, prête à intervenir.
crédit photo : Netmarine.netMalgré tout, on se retrouve une poignée de fous au club pour cette plongée du Cul de l'An.
Le Big Boss Jean nous prend pour des fous. Mais craignant sûrement pour le bateau, il décide de nous servir de pilote.
On se retrouve une 10aine de plongeurs et "l'équipage" sur le bateau.

Compte-tenu de la météo, il est décidé de faire le "4 pattes", une structure métallique située derrière la Digue de Querqueville (j'ai lu qu'elle servait à une époque lointaine pour les hydravions basés à Cherbourg mais je ne saurais confirmer cette affirmation).

Tout le monde se tient prêt à plonger.

Arrivé sur place, Jean annonce un fond à 4m. Il faut dire que c'est marée basse. Nous nous rabattons sur le Fort de Chavagnac juste à côté.

Un à un, les plongeurs se jettent à l'eau. Je saute l'avant-dernier, David, mon binôme, fermant la "marche".

L'eau est entre le marron et le vert. Elle semble impénétrable.

Malgré tout, on décide de s'immerger. La descente se fait en aveugle malgré nos 2 phares braqués vers le fond. Soudain un phare s'éteint. Ah non, il est dans la vase

Au fond, on se devine à peine. Et pourtant nous ne sommes qu'à quelques cm l'un de l'autre. Rapidement nous décidons de remonter en surface.
Nous tentons notre chance plus près du fort mais sans succès. Nous décidons alors de nous "échouer" sur la grève du fort pour contempler les autres palanquées qui remontent et redescendent et profiter de cet instant de calme.


Finalement, nous retournons sur le bateau, rapidement rejoint par la majorité des plongeurs.

Malgré les mauvaises conditions de plongée, les sourires sont là.


Une fois les 2 derniers plongeurs remontés, nous retraversons la "tempête" qui rentre dans la rade par la Passe de l'Ouest

et reprenons la route du port.

Une fois arrivé au port, chacun débarque son matériel. Nous nous retrouvons tous au club pour déguster une (ou plusieurs) flûtes de champagne et manger quelques canapés de foie gras.
Une année qui finit bien malgré tout
