Tout à fait d'accord : les "premiers temps" (ça peut être 60, 70, 100 plongées, 150 plongées...) on a une sorte de "forte" pression par l'effet de "groupe".
Chacun vient en vacance, et les vacances c'est pour un temps court.
Et chacun paye sa plongée, on se dit forcément que ça va râler de "gâcher" 30/40 euros de la plongée pour ton fameux "rien".
Il faut que tu commences déjà par reconnaitre ce phénomène de "groupe" ou pseudo "honte" (le mot est fort), l'explications des causes viendra après (ou pas

).
Pour cela, admet que si tu avais été seul avec le BE, dont aucun de vous deux n'est "pris" par le temps (vacances, week end, etc), que la plongé te coûte 0 et que tu peux en refaire ainsi quand tu veux (30 par mois si ça te chante), bref des conditions bien loin de ce que tu as plongé là. Eh bien je te parie que tu aurais moins hésité à dire soit "stop" soit "attend on fait une mini-pause car il y a un truc bizarre".
Ca c'est le premier point.
Ensuite, ce qui est bien c'est ce que tu fais : te questionner, revisualiser ce qu'il s'est passé ... essayer de comprendre. Ce dernier point j'y met un bémol pour le moment, il vient APRES. "LE" point important c'est que tu te souviennes de tes sensations. Sensations physiques et psychologique. De sorte que si un jour ça t'arrive à nouveau (et ça t'arrivera, comme tout le monde), ça ne te sera pas "nouveau" : tu les reconnaitras, les identifieras, tu sauras quoi faire.
Il y a des gens qui plongent seul, du bord. On ne part pas en polémique sur ce sujet, c'est inutile ici dans ce fil.
Cependant ça a un intérêt qui peut être intéressant :
plongée seul = on se retrouve avec soi-même = plus grande écoute de soi, comparativement à lorsqu'on est "en groupe" = on ne pénalise personne si au bout de 5 min on fait demi-tour = zéro culpabilité de quoique ce soit
(en plus en groupe il y a certains phénomène de "grande gueule" qui nait)
A la limite, parlons-pas de "plonger seul", parlons de "plonger avec un pote, du bord, hors structure".
Le "temps" presse moins. Mine de rien c'est un facteur à prendre en compte aussi.
Après, comme l'a bien souligné Palmette, ça arrive à tous (ce qui t'est arrivé, ou ce genre de chose) et il n'y a pas lieu d'en avoir honte, certainement pas.
Je me souviens d'une plongée du bord, sur un site que je connais tres bien, une pente douce, en pleine journée, météo vraiment tranquille.
Va savoir pourquoi, à -13m je n'ai eu qu'une envie c'est de faire demi-tour et de regagner la surface. J'étais pas seul, j'étais avec un pote. Pourquoi ? Va savoir .... La seule explication que j'ai (et non des moindre) c'est que psychologiquement (et également "sommeil") ça n'allait pas fort.
Il ne faut pas en avoir honte, au contraire, c'est ce genre de chose qui t'"arme" pour plus tard, c'est ce genre de choses 'involontaire" (je précise au cas où

) qui fait ton expérience.
Et c'est CETTE expérience, le cumul de ces petites expériences, qui fera que tu te connaitras de mieux en mieux (et qui t'évitera probablement un "gros" souci un jour).
Essaye également de prendre en considération que tu aurais pu ce jour là te "forcer" à descendre (pour tout un tas de raison stupide) jusqu'en bas. Et que la panique que tu as eu là, elle aurait pu être bien plus grande et de tout en bas jusqu'à la surface. Et là les conséquences aurait pu être BEAUCOUP + importantes , tu les connais : surpression pulmonaire, vitesse de remontée encore plus excessive (coincer une bulle), ...
Un peu comme le permis voiture, le moniteur (MF1/BE) t'apprend les "bases". Et le "petit bout de papier" (ou la cacarte) t'ouvre juste la porte, c'est tout. A aucun moment ça signifie que tu es un bon conducteur (et d'ailleurs, comme tout le monde qui se devrait être humble, on ne l'est jamais vraiment). Là tu t'es fait une petite frayeur à un virage, ou une glissade. Dans des futures circonstances tu seras d'avantage à l'écoute car "prévenu" par ton expérience que tu te construis.
Bravo pour avoir humblement et sincèrement mis ça à plat. (peu le font

)