Tétro a écrit:On dit souvent que ce type de problème s'atténue avec le temps mais là c'est le contraire. Avez vous ce type d'expérience ou des trucs, fussent-ils de grand mère pour améliorer les choses?
Je ne sais pas si le problème s'atténue avec le temps mais je suis par contre certain que notre technique de compensation s'améliore avec l'expérience.
Je me souviens de mes débuts et je t'avoue que pour moi non plus, c'était pas gagné. C'était l'oreille gauche qui ne passait pas pour moi.
Aujourd'hui, il m'arrive parfois de ne même plus avoir recours à Valsalva.
Ce que je faisais au début: D'abord un bon rinçage du nez avec de l'eau de mer. Ensuite, je testais le bon fonctionnement de la compensation par valsalva dès la surface, sans forcer, juste pour voir si ça répondait. Et surtout, je commençais à compenser dès les premiers mètres de descente. Il ne faut pas non plus interrompre la compensation trop longtemps au cours de la descente. Moi je le fais plus ou moins en continu (par petites intermittences quand même) et toujours avant de ressentir la moindre gène.
Et puisqu'il m'est parfois arrivé d'oublier de le faire tout le long de la descente, j'ai remarqué que dès que la douleur s'installe, alors la compensation devient plus difficile. Il faut donc vraiment anticiper la douleur et prévenir.
Parfois un changement de position peut débloquer la compensation: Orienter différemment la tête par exemple.
Elle peut aussi parfois s'entrainer chez elle quand elle y pense. Faire une sorte de gymnastique. C'est ce que j'ai fait aussi au début.
Un dernier conseil et non le moindre à mon avis avec ce genre de difficultés: Contrôler sa vitesse de descente en utilisant la stab. En cas de douleur, il faut être prêt à se stabiliser aussi sec sinon.... ouille ! Quitte à mettre plus de temps pour arriver en bas (je sais bien que des fois on a pas le choix selon le site ou le courant) au moins on y arrive dans de bonnes conditions. Physiques et psychologiques. J'ai souvenir de ma plus désagréable narcose en descendant rapidement à 40 (une de mes premières fois) avec une douleur qui s'est installée des 25-30m et je n'était pas capable de bien me stabiliser pour freiner correctement ma vitesse de descente. J'ai souffert (douleur + inquiétude + grosse conso => Narcose) et le fait de ne pas pouvoir m'arrêter tout de suite m'a fait rentrer pour cette plongée dans un système de narcose très déplaisant. Résultat à 40, j'étais pas bien et pas du tout dans l'euphorie mais plutôt un peu morbide... Du genre "merde qu'est ce que je fous là ! C'est tout vert, y a rien à voir, vivement la remontée... !" Ce jour là j'ai appris...