Il manquait à notre palmarès des early morning une partie de la tôle immergée dans les eaux au large de Saint Gilles, le fameux Navarra, grand frère du Hai Hsiang, nettement moins bien conservé mais qui vaut quand même le détour...
Depuis que l'été a commencé à s'installer, il fait jour très tôt et quand nous quittons le Port à 6h20, le soleil est déjà là, la mer est d'huile, juste un minuscule clapot levé par le vent thermique frise la surface, il fait bon, ça promet d'être épique, surtout que le courant est quasi nul (pas comme la dernière fois sur le Hai Hsiang

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Fanch, mon binôme habituel, N4 et médecin de profession est un grand passionné de squales en tous genres (comme quoi faut faire gaffe quand on va chez le toubib), et selon sa théorie, il compte les attirer avec une scie égoïne dont il se sert comme un violon pour générer les vibrations à la fréquence hertzienne qui va bien pour nos amis les requins...

A 53 mètres au fond, je l'imagine déjà en train de déployer sa mandoline du jour pour tenter de charmer les requines de passage, je sens que ça va donner
Déjà, Gigie et Didier nous préviennent que l'épave est habitée par un beau mérou qui vient accueillir les plongeurs vers les 30m pour les guider jusqu'à l'épave qui se trouve une vingtaine de mètres plus bas. Sympa le comité de réception...
Hop, c'est parti, on s'équipe, bascule arrière et on descend direct la tête dans le bleu, c'est un des moments que je préfère dans la plongée. Assez vite, une tâche sombre se dessine doucement puis se révèle être l'épave convoitée, et très vite aussi surgit le mérou du comité d'accueil qui est là, très familier, il s'approche très près et paraît nous souhaiter la bienvenue, il nous accompagne jusqu'au fond, même si la visi est bonne, là au moins on est sûrs de ne pas se tromper...
La carcasse du Navarra est brisée en deux parties, couchée sur le flanc lors du dernier gros cyclone DINA qui nous a heurté de plein fouet en 2002. Nous faisons un tour rapide à main gauche et Fanch le troubadour s'installe et commence à faire couiner son égoïne, arrff, ça dure quelques minutes sans grand résultat, et je décide de l'accompagner avec une petite rythmique sur le sable en cognant gentiment le fond avec les mains....
Rien à faire, pas de sharks, le seul qui s'intéresse à nous est le mérou toujours urbain et complaisant

Bah, nous continuons la visite, faudrait pas se montrer trop difficiles non plus... Il n'y a pas vraiment moyen de rentrer dans la carcasse, si ce n'est pour visister quelques petites parties assez exigues qui sont bien visibles dans leur ensemble de l'extérieur.
Après 9 minutes au fond, il est temps de remonter tranquillement, mon ordi affiche 12 minutes de palier, tranquille...
Au retour , les dauphins nous accompagnent un bon moment le long de l'étrave, je me remets à l'eau juste avec les palmes

pour profiter de les admirer sous l'eau, c'est beau, ils nagent avec une aisance qui nous fait vraiment défaut
pas de tofs de cette plongée , mais j'ai trouvé un lien vers une vidéo sur aol, elle a mis du temps à charge chez moi mais vous pourrez faire la connaissance de notre fameux mérou
http://video.aol.com/video-detail/plong ... d=VIDLRV07