Après l'excellent CR de Jujube sur la plongée du matin, le Tromblon, cela va être dur de faire aussi bien, mais pour mon 1er CR, je demande votre indulgence
Ce fut une journée que j'attendais depuis 1 mois, car il me démangeait d'essayer mon étanche achetée d'occasion, une Seac sub avec botillons.
La plongée du matin sur le Tromblon, ma première en étanche m'a permis d'effectuer quelques petites mises au point pour la plongée de l'après midi.
Après un petit casse croute et un bain de soleil, nous voilà repartis, Jérome et moi, sur l'Annexe "Principale"

de notre capitaine du jour : JUJUBE
Nous mettons le cap sur l'épave du DORNIER, un hydravion qui s'est abimé sur une fausse manoeuvre, à l'amérissage. Il gît sur un fond de sable à 43m.
Après une petite navigation sous le soleil, nous y sommes!
Jérome se prépare à lancer le mouillage, Jujube refait un passage et plouff... l'ancre s'engouffre sous les flots...
Et hop, c'est reparti, nous avons une petite, oui toute petite pensée pour tout ceux qui bossent et qui sont loin de l'eau
On s'équipe, Jérome se met à l'eau, moi, puis Jujube qui ferme la marche.
Je descend avec Jujube qui va finir son bi, moi j'ai son 12l long gonflé à bloc et Jéjé va siroter les 100b qui restent du matin de son 12l et aura en dessert les 90b de mon pony nx 27.
Mais ne vous inquiétez donc pas, notre Jéjé ne respire plus vraiment à force...avec ses branchies ils ne consomme plus rien
Après une descente le long du mouillage, le spectacle est au rendez-vous ... une carlingue magnifique, je distingue les moteurs qui dépassent de l'aile, avec sur l'un de ces derniers les 3 pales de l'hélice encore en place. Je décide de m'écarter de 2 ou 3 m, je me retourne face à l'épave... et là s'affiche devant moi une scène Magnifique :
Une hélice couverte de flore se dresse face à moi au 1er plan, surveillant à sa gauche et à sa droite les autres moteurs de l'aile, puis dans un arrière plan le corps de l'hydravion offrant une ouverture cylindrique comme une invitation!
Le tout reposant avec douceur sur un fond de sable, illuminé par la clarté d'une eau légèrement bleutée.
Mais le compteur tourne, juste le temps de pencher ma tête dans le corps de l'appareil pour voir un congre d'une taille plus que respectable, que jujube m'éclairait et c'est le signal que je redoutais tant :
la fin de plongée et le retour vers la surface.
Après le plaisir, j'avais annonçé que je voulais faire mon test de parachute à 20m. En effet j'avais une nouvelles config, un parachute nylon avec purge, et pour seule corde, mon dévidoir scubapro... un exercie qui change du classique envoi de parachute à 7m, avec une corde qui se déroule toute seule.
Lors de la remontée, je me concentrais déjà à bien purger mon étanche, mais arrivais dans la zone de largage de l'engin, j'étais déjà un peu haut alors je purge ma combi, je sorts la paraschtroumpf, je décroche le dévidoir, j'essaie de le mettre en roue libre, mais le fil allait s'embrouiller alors je le bloque avec une longeur de 30cm. Et pendant tout ce temps, bing je replonge de 5.5m, alors bravo la stabilisation!!! Je me reprends, me stabilise à 21m, et là sous les yeux de Jujube et Jérome je démarre le "spectacle ".
Une idée tordue me prend pour ne pas embrouiller ma cordelette, je lache le dévidoir qui pendouille donc accroché au parachute, je gonfle ce parachute avec mon octo, je le lâche quand il est en tension et tel un Illusionniste avec un cul bordé de nouille, je ratrappe la poignée du dévidoir lorsque ce dernier passe devant mon visage, je presse le bouton et le parachute s'envole enfin vers la surface...
Je regarde alors mes 2 compères : Jujube la tête entre ses mains et Jérôme en plein fou rire

il faut que j'affine ma technique, ou ma config ! Je pense que je vais tenter le largage avec le spool lors de la prochaine sortie... je sents que l'on va encore se marrer...
Le show terminé nous avons poursuivi notre remontée sans encombre.
Une fois tout le monde à bord, nous étions prêts à rentrer, juste un détail : remonter l'ancre
Mais malgré l'air que j'avais mis dans le parachute d'ancre, impossible de la remonter!!! Jérome tirait de tout ses biceps, le capitaine Jujube aux commandes essayait de manoeuvrer notre embarcation pour dégager notre mouillage. Nous avons cru durant ces très très longues minutes que le mouillage avait dérivé et s'était pris dans l'épave...

Mais à force d'acharnement Jérome et moi avons réussi à remonter cette satanée ancre, et son parachute plein d'eau...
Juste à temps car la mer se levait et les vagues venaient amicalement rafraîchir notre zod!
Une de ces journées qui sont riches d'enseignement (pour ma part), mais qui vous donnent un oxygène et vous dopent pour affronter la semaine de boulot suivante...
Merci à mes 2 binômes Jérome et Jujube, une expérience à renouveler