Je suis parti 3 semaines en fait. Voila le récit de mes plongées sur les îles Whitsundays.
Autant le plan sur la grande barrière de corail était improvisé, autant cette croisière était prévue de longue date. J’avais convaincu mes amis non plongeurs de venir & de s’essayer à cette formidable activité qu’est la plongée.
Nous quittons le port sous un soleil de plomb pour 2 jours. Quelques heures après, les groupes sont constitués, les non plongeurs, les baptêmes (grosse majorité), les « certified » (8 en tout et pour tout).
La météo nous oblige à changer de route, nous ne pourrons pas plonger la première journée. Nous nous amarrons près d’une plage qui permet aux futurs baptisé de faire des exercices de respiration dans le détendeur.
Le lendemain, visite d’une immense plage de sable blanc fin & pur, le plus pur que je n’ai jamais vu. La vue est superbe … mais c’est quand qu’on plonge ?
Après-midi de la 2ème journée, c’est partie pour plonger ! Nous nous préparons enfin. Je regarde douloureusement les hanches de mes « buddies », entourées de 5 à 6 kg de plomb. Aïe. Je demande un seul petit kilo, tout le monde me regarde avec des gros yeux … QUOI, mais tu ne vas jamais pouvoir couler ! … Bon, j’en prends 2, histoire de négocier.
Mise à l’eau eu « back-roll jump » du zodiac.
Je suis immédiatement frappé par la beauté des coraux. Ils sont tout simplement extraordinaires, de toutes les espères, les tailles, les couleurs. La visibilité est moins bonne que sur la GBC.
Acroporas multicolores.
Corail mou rose.
Yellow fish.
Autoportrait. Zen …
Détail du corail, toujours des couleurs superbes.
Ca je ne sais pas ce que c’est, ça ressemble à une ascidie.
Yellow fish dans le corail. Au loin des brain corals.
J’essaie de trouver le meilleur point de vue pour prendre un brain coral en photo, je me retourne … plus personne. Je cherche un peu, je vais quand même pas appliquer la procédure de perte de palanquée … je regarde 10 secondes (pas de timer), et bien si, il va falloir. Je fais surface donc, de 7m c’est pas trop loin. En surface, le gars sur le zodiac me montre des bulles, c’est ma palanquée, je les rejoint dans la foulée.
Explication subaquatique avec Coralette, ma buddie.
Coralette justement.
Après 45 minutes d’une plongée facile mais très belle, où j’ai quand même réussi à perdre ma palanquée, nous faisons surface.
Nous repartons pour une nouvelle plongée quelques heures plus tard. Dès la mise à l’eau je ressens une sensation de froid. C’est pas chaud ces 3 mm, en fin d’après-midi, c’est juste.
Encore des coraux.
Nous explorons le tombant … de 10m.
Une raie, bien cachée dans le sable.
Nous explorons ensuite une série de failles, d’arches, c’est sympa.
Une sorte d’anémone (je crois).
A la sortie de l’eau, je suis carrément gelé. Je sais pas comment ils font les autres. Du coup, je rentre en bateau à la nage, histoire de me réchauffer un peu. Le thé ferra du bien également.
La dernière plongée a lieu le matin de la 3ème journée.
Dès la mise à l’eau, nous sommes entourés de poissons de partie.
Nous sommes entourés de poissons. Il y a du y avoir du feeding dans le coin.
2 bénitiers, cote à cote, de couleurs différentes.
Un napoléon femelle de taille moyenne. Il y a dans le coin un énorme spécimen male surnommé Elvis. Mais la star ne montra pas le bout de sa banane.
Quand soudant, c’est le drame.
Coralette se retourne vers moi, me montre alternativement son détendeur & son oreille, avec le signe ça ne va pas. Je reste un peu perplexe, ne comprenant pas exactement le sens de ce signe inédit. Elle se rapproche de moi & me souffle dans l’oreille, puis me regarde, l’air de dire, « alors tu vois » ? Mmh, mmh, étrange tout cela, je me dit qu’elle doit avoir un problème de détendeur.
Son regard commence à changer, je ne sais pas si c’est la panique ou l’énervement de ne pas se comprendre. Je saisis donc son gilet & lui présente l’octo légèrement fusant, qu’elle finit par prendre. Nous nous retournons, les autres ne nous ont pas attendus. Soudant, elle remonte comme une balle, je la retiens, lui dit que tout est OK & qu’on va remonter tranquillement.
OK surface.
Elle m’explique que son détendeur fait du bruit. Je l’essaie, effectivement, il a tendance à cracher beaucoup d’air, ce qui fait un bruit sourd. Pas vraiment une avarie à mon gout non plus …
Bref, plus de peur (& encore) de que de mal. Mine de rien, en 2 jours, j’ai fait une RA & appliquer la procédure de perte de palanquée.
"Face à la mer, humble tu resteras".
"A la santé du colonel".