Un interessant topic, je ne l'avais pas vu, je viens de me farcir les 3 pages

Totalement d'accord avec SouthSurfer.
Selon bcp de personnes (dont moi) la plongée doit etre un PLAISIR tout en se pratiquant EN SECURITé.
Ca signifie, entre autres, "se tenir loin de tout probleme de surpresssion pulmonaire", ça signifie que pendant la remontée, bien evidemment, on ne fait pas d'apnée, meme courte.
Pour ma part, je ne me suis jamais trop pris la tete à me forcer à faire cette technique ou cette technique de respiration (car je veux que a reste un plaisir), mais par contre j'essaye de me connaitre ou de pratiquer d'autres méthode juste "pour savoir ce que ça fait".
Je me suis rapidement rendu compte que c'était interessant d'etre le premier à etre prêt. Ca evite de faire attendre les autres (j'aime pas me faire attendre, mais je suis souvent à la bourre dans tout pourtant

), et ça permet de se decontracter à fond.
- Je m'occupe de mon matériel
- je m'habille
- je vérifie le bon fonctionnement du matériel,
- je m'équipe et file sur le bateau et me détend patiemment

Ca a bcp changé ma consommation.
Je ne sais pas si je respire bien (aussi bien hors de l'eau que sous l'eau), mais voici comment je suis, ce que j'ai remarqué :
- Je pense etre quelqu'un de calme. (ou un faux-calme)
- hors de l'eau, j'ai tendance à avoir une faible amplitude, réguliere, lente, et je respire avec le ventre (pas avec "le haut" des poumons).
- en plongée, mes poumons ne sont pas beaucoup gonflés. Si je fais une grande inspiration, l'effet poumon ballast me fera remonter (l'inverse aurait été : je respire en ayant souvent les poumons plein, je ne peux qu'expirer, et quand j'expire je coule)
- à la descente, ma respiration a une amplitude importante (grande inspiration, grande expiration. pas forcée non plus), réguliere (pas d'apnée meme courte), lente. Je me prepare à me calmer d'avantage
- au fond, ma respiration a une faible amplitude, lente, et je marque naturellement des temps apres inspiration et apres expiration. De temps en temps (tous les 10 cycles? cest pas regulier) j'ai naturellement comme un profond soupir (grande expiration, grande inspiration
- à la remontée je reprends naturellement le meme type de respiration qu'à la descente, mais je pense etre un peu plus lent
Ma respiration au fond s'est changé naturellement ainsi car j'aimai bien ne pas effrayer la faune et m'en rapprocher le + possible.
exemple : j'approche un joli poisson, quand je le sens sur le point de partir (effrayé), tout en restant immobile je fais une mini apnée (pas de bulle donc) après avoir expiré, puis j'inspire (pas de bulle non plus) tres lentement et en faible quantité, puis courte apnée (pas de bulle non plu, puis j'expire (bulles lachées, le poisson s'en est allé

). Ainsi j'aurai profité peut etre de 10 à 15 secondes de moment privilégié avec ce "pote du fond".
En fin août 2009, je m'étais fait quelques plongées du bord, hors structure, solo, et je m'étais emporté une ardoise de poignet pour prendre des notes.
Et je me suis amusé à y noter régulierement : temps, profondeur, pression restante
Ca m'a permis d'un peu mieux me connaitre sur mes consommations. Par pour faire un record, juste pour me connaitre.
J'ai remarqué que je faisai du 20L/min à la descente, 11-12L/min au fond (biensûr à multiplier par la pression) et parfois même 9 à 10L/min, et du 18L/min à la remontée.
Tout ces chiffres sont approximatifs et ça dépend de beaucoup de facteurs. Ce que j'en retiens c'est "l'idée".
Depuis Septembre 2009 je plonge en bi/wing/plaque/harnais , en méditerrannée sur-est, toute l'année.
Je n'ai pas vérifié mes conso. Elles devraient etre similaires car j'ai dû gagner en expérience (en calme) et perdre en hydrodynamisme.
Et puis y a le facteur "froid" qui augmente la conso.
A cette date là j'ai fait une formation tres interessante, qui m'a, entre autres, appris le palmage "frog". Avec le recul je trouve que c'est moins fatiguant, on consomme moins.
Depuis mars 2010 je suis en étanche. Le coté positif c'est que je n'ai plus froid (tres important, ça n'est pas qu'une question de confort).
Les cotés négatifs :
- demande un lestage bien plus important
- pas habitué à ce nouveau matos. Il faut gérer deux volumes (wing et étanche) et la purge automatique de l'étanche que je ne maitrise pas encore. Je gaspille pour le moment énormément de gaz, surtout pendant la phase "paliers".
- je pense etre trop plombé. Ca doit etre entre autres pour ça que proche de la surface l'air dans l'étanche s'échappe par la collerette et manchons des poignets

... beaucoup de chose à améliorer sur ça encore
Pour revenir à la respiration, j'ai constaté 1 fois (maxi 2) des petites migraines. Et sur ces plongées je n'avais pas fait ces fameuses "mini-apnée" (je prefere dire "marquer un temps" que "mini-apnée"), c'était donc pas dû à ça.
Les migraines viennent de l'accumulation de CO2 m'avait-on dit. Et je pense que cela vient de l'amplitude respiratoire. En effet, si une quantité d'air dans les poumons n'est pas renouvelé, il peut y avoir accumulation de CO2. Un peu sur le meme principe d'un "point de coté" lorsqu'on respire mal quand on débute en course à pied.
Ainsi, je crois :
- pour éviter les migraines, principalement, il ne faut pas garder les poumons plein et respirer en expirant peu et inspirant peu.
- Pour éviter de consommer comme un âne il ne faut pas avoir de grandes amplitudes respiratoire (grande expiration, grande inspiration), mais aussi avoir un cycle respiratoire lent/calme (en fait c'est de la logique mécanique)
- pour s'améliorer il faut plonger plonger plonger plonger ... et être à l'écoute de soi ... et plonger
- pour que la plongée soit et reste du PLAISIR, il ne faut pas se prendre la tête et faire comme on le sent
tout en respectant les consignes de sécuritéPar contre j'aimerai bien qu'on me dise si c'est mal ces brefs temps de mini-apnée au fond, et surtout pourquoi. Je ne cherche pas à économiser, ça s'est fait naturellement.
Remarque : il me semble que les plongeurs recycleurs DOIVENT avoir un type de respiration différent. Si l'un d'entre eux peut se manifester ...