Vendredi après-midi, plongée sur le Strat. On est une dizaine de plongeur.
Le temps est nuageux et il y a de petites vague mais rien de méchant. On prend la direction de l'épave située à 2,5 miles de la rade.
Arrivé sur zone, la gueuse est mise à l'eau. Je pars en premier avec mon binôme pour assurer le mouillage.
A la mise à l'eau, il y a du courant. Pas trop violent mais bien présent. Je passe devant et descend en suivant le bout. A 5 m, demi-tour pour contrôler que tout va bien.
Vers 20m, je vois l'épave sous moi. La gueuse est plus loin, sur le fond. On descend la chercher, on assure le bout sur une tôle puis on attaque l'explo par tribord en redescendant vers la poupe. Le courant est consistant face à nous. Et l'eau est très chargée en particule. Mais la visi est correcte.
On passe à côté des chaudières. Ca grouille de vie : tacauds, coquettes, congres (énormes)... A un moment, je ne peux plus progresser. Je sens une résistance sur le front. En fait, je suis en train de forcer sur une des nombreuses lignes fines qui parsèment l'épave. Heureusement, il n'y a pas d’hameçon à cet endroit...
Vers l'arrière, le courant devient violent. Un "truc" me fonce dessus. Une méduse. Elle est portée par le courant. mon binôme a du mal à l'éviter.
On passe ensuite sur babord. Sur l'extérieur, le long de la coque, un banc de tacauds. On arrive vers l'hélice, toujours aussi belle.
Rapide tour vers le safran puis j'indique la fin de plongée. On ne retourne pas au mouillage, on remonte directement. Je sors mon parachute et le largue tout en remontant, vers 20m.
Le courant nous porte. Nous longeons rapidement l'épave. Un bout partant du fond et montant en biais vers la surface apparait, avec 2 plongeurs qui descendent dessus. C'est notre mouillage. Je tente de l’attraper mais le courant est trop violent.
Soudain, le sens le parachute me tirer vers l'arrière. Et je vois le bout passer derrière moi. Il doit être accroché au mouillage. Je fais signe à mon binôme. Il accroche mon bout pour ne pas se trouver emporter seul par le courant et remonte lentement le long du fin bout. Je fais de même tout en rembobinant le spool. Pourvu que ça ne lâche pas d'un coup...
Finalement, nous arrivons au parachute. Il est coincé au niveau du chien. Mon binôme le décroche pendant que j'arrive, quelques mètres derrière lui. Nous continuons la progression le long du mouillage.
Cous marquons un stop de 3 minutes à 5m pendant lequel nous faisons le drapeau à l'horizontal avant de faire surface à côté de la bouée. Le bateau, au loin, récupère une palanquée remontée au parachute. Ensuite, il vient nous récupérer. Quand nous sommes sûr que c'est vers nous qu'il vient, nous lâchons la bouée pour permettre au bateau de s'approcher de nous sans risque de se prendre dans le bout. Nous montons rapidement sur le bateau.
Une fois la dernière palanquée à bord, nous récupérons la gueuse puis nous rentrons au port.
Quelques photos
la charpente et le chargement




les chaudières



l'hélice


La vie à bord



une méduse nous agresse...
