de pmk » 05 Mai 2011, 22:19
Après 3 jours de fort vent, le calme est revenu sur la presqu'ile du Cotentin. Privés de plongée mardi, nous sommes une vingtaine à être présents ce soir.
Les prépa N4 sont là pour faire des exercices à 40m. Ensuite, il est prévu de revenir sur la digue pour la plongée N1. Un seul N1 est là. Et la plupart des autres plongeurs veulent descendre à 40m pour une petite explo. Du coup, changement de programme. Ca sera une 40m pour tous suivi d'un petit crochet sur la digue pour le N1 et 4 autres plongeurs qui préfère les rochers à 15m.
Re-changement de programme. Nous seront quasiment à l'étale BM sur l'épave du Saint Brandan, un cargo de 70mde long coulé en 1936 sur un fond de 40m. L'épave est très sympa à faire. Du coup, l'explo se transforme en plongée sur épave. On prépare un mouillage pour la descente.
Avant d'arriver sur zone, mon binôme me fait un brief rapide "tu te souviens de la semaine dernière pour la dérivante à 40, et bin c'est pareil" "Ah OK, quand j'ai plus d'air je te fais signe et on remonte" " Oui c'est ça.". Ensuite viennent quand même les "vraies" consignes relatives à la descente sur le mouillage, la durée,...
Arrivé sur zone, l'épave se détache nettement sur le sonar. Elle remonte de près de 5m sur un fond bien plan. Au second passage, on jette la gueuse, au troisième les premières palanquées se mettent à l'eau.
Nous nous mettons à l'eau au passage suivant. Il y a un peu de jus en surface. Nous nous immergeons et descendons en suivant le bout. Arrivé vers 35m, le courant se calme et le bout est presque à l'horizontal. Nous sommes derrière l'épave qui nous protège du jus. La visi est... quasi nulle. Mais nous sommes là, autant en profiter. L'explo commence en partant vers l'arrière. Je suis mon binôme, visible grâce à son phare vidéo. Nous croisons une grosse vieille qui somnole dans un recoin. Des blennies courent sur la tôle. Avec les particules, mon phare arrive à peine à éclairer dans les trous de la coque. Soudain, une forme se dresse devant nous. L'hélice. Elle semble énorme. Nous remontons le long du safran. Plus protégé par coque, nous sentons de nouveau le courant qui tente de nous éloigner de l'épave. Il faut palmer pour ne pas la perdre et se plaquer dessus afin d'être protégé. Nous remontons sur le pont. Que se passe-t-il ? Je ne peux plus avancé, quelque chose me retient. Mon APN, que j'ai remisé après une tentative de photo en début de plongée, s'est accroché dans une des nombreuses lignes de pêche qui recouvre l'épave. Avec mon phare, je fais un signe à mon binôme et calmement je regarde les dégâts. Mon binôme arrive, couteau à la main, mais j'ai réussi à me décrocher tout seul. On peut reprendre l'exploration vers l'avant, passant près des chaudière. Toujours des vielles, des blennies. C'est tout ce que je verrai dan le halo de mon phare.
Retournés sur le lieu du mouillage, celui-ci n'est déjà plus là. La dernière palanquée l'a déplacé pour facilité sa remontée. Nous remontons donc en pleine soupe. Vers 20m, je largue mon parachute et nous remontons tranquillement effectuer 4 minutes de palier.
Une fois en surface, nous nageons jusqu'au bateau en train de récupérer une autre palanquée à quelques mètres de nous.
Lorsque toutes les palanquées sont à bord, le bateau file vers la digue. Là, ils auront plus de chance avec une belle visi et une faune variée (homards, araignées, tourteaux, étrilles, seiche, vieilles, coquettes, congre... dans un casier).
Lorsque nous rentrons au port, le soleil est déjà couché.