Samedi, 15h. J'arrive au club. Deux ou trois personnes sont là. Mais sur le bateau, c'est déjà la cohue. Le club de Vernon est venu nous rendre visite pour le Week-end et ils sont déjà à poste.
Finalement, on se retrouve à une dizaine de l'ASAM. On récupère nos blocs et on file au port.
Le bateau est bondé. Il prend la route du large pendant que nous nous mettons en tenue. Les gens de Vernon sont déjà prêts.
On décide d'aller plonger sur l'
USSA, un vapeur britannique coulé en 1917 par une mine allemande au large de la Grande Rade.
Comme je veux faire de la photo, on me met avec Fred, nouvellement N4 et lui aussi photographe et sa femme Karine.
Lorsqu'on arrive sur zone, le bateau du Pôle de Tourlaville est déjà là. Il vient de larguer 16 plongeurs. On s'arrange avec eux pour utiliser leur mouillage qui est déjà à poste.
Les premiers plongeurs du bateau se mettent à l'eau. En surface, c'est le ballet des plongeurs qui s'immergent et des plongeurs qui remontent.
On fini par se mettre à l'eau. On rejoint la bouée et on commence à s'immerger. Je suis Fred de près. Vers 6m, on ne voit plus Karine. On remonte à la surface. Elle n'est pas là non plus. Elle a dû descendre avec une autre palanquée. On décide donc d'attendre en surface qu'elle remonte. Après quelques minutes, la voila qui refait surface .Elle a été jusqu'au pied du mouillage, pensant qu'on était là. On attend quelques instants et on repart tous les trois le long du mouillage.
Arrivé vers le fond, je prends mon APN… Il n'est pas là. Je passe la main sur la stab, sur l'anneau, rien. Il a dû se décrocher entre la surface et le fond car je suis sûr qu'il était là après la mise à l'eau.
Du coup, le reste de la plongée sera quelque peu gâché par cette affaire.
L'épave est coupée en Deux. Le mouillage est accroché sur l'avant de la partie arrière, au niveau de la chaudière. Fred me conduit vers l'arrière .On longe la ligne d'arbre. On Arrive vers l'hélice toujours en place, qui doit bien faire 5m de diamètre. Le gouvernail est là aussi. Dans le sable, à proximité de l'arrière, un canon sur son trépied. On remonte ensuite vers la chaudière et vers les tubes échangeurs. L'un d'eux héberge une petite blennie qui s'empresse de disparaître lorsque j'approche mon phare. Un peu plus loin, un congre a élu domicile dans un tube plus gros.
Les paliers commencent à apparaître sur l'ordi de Karine, sans doute dû à son aller-retour. Fred décide de remonter. Arrivé en surface, je raconte ma mésaventure. Fred comprend alors mes gesticulations arrivé au fond. Mais il pensait que je l'avais oublié à bord.
Sur le retour, je me fais quelque peu chambrer. Sont vraiment pas cool…
Dimanche, 10h15. J'arrive au club avec Tite Puce. Fred est là avec David. Il est déjà au courant pour mon APN et me lance une vanne douteuse… Moi qui avais prévu de lui prêter mon phare vidéo qu'il souhaitait tester depuis un moment…
A 10h30, on est 8 plongeurs à partir au port. Le vent se lève un peu. On décide de partir sur la barge
AF 66, une barge allemande coulée en même temps que le Pillkoppen et le Johann.
Je plonge avec Laurent. On partira les premiers avec comme rôle d'accrocher le mouillage à l'épave pour faciliter la descente des autres palanquées.
Le bateau tourne un long moment sur zone. Visiblement, ils ont du mal à repérer l'épave au sondeur et les GPS ne sont pas d'accord… Finalement, un coup de klaxon retenti et la gueuse prend la direction du fond. Laurent fini de se préparer et nous voila prêt à sauter. Lorsque le bateau repasse à proximité de la bouée, nous nous mettons à l'eau. Puis nous nous immergeons en suivant le bout, tout en faisant bien attention de ne pas tirer dessus. Arrivé au fond à 30m, j'aperçois une masse noire à quelques mètres. La gueuse n'est pas tombée loin, juste devant l'épave. Laurent récupère le bout et va le fixer sur la structure. L'exploration peut commencer. Laurent ne connaît pas cette épave. Ca sera une découverte pour nous deux. Nous longeons l'épave vers l'arrière. La partie centrale de l'épave est effondrée et pleine de sable mais la structure reste bien visible à la proue et à la poupe. Des blennies on élues domiciles dans les moindres recoins. Des araignées énormes se cachent dans la ferraille. Un congre, des coquettes, des vielles. Ca grouille de vie. Pourquoi n'ai-je plus mon APN !!!
Je croise David qui me fait signe que le phare marche bien. Nous continuons vers l'arrière et quittons l'épave de pour explorer un peu le sable derrière l'épave. Un "tube" plié gît au sol. Laurent me fait signe de faire demi-tour. Nous retournons sur l'épave et regagnons l'avant jusqu'au bout du mouillage et nous remontons tranquillement le long du bout. Vers 5m, nous faisons nos paliers avant de regagner la surface. LE retour sur le bateau est épique, la mer s'étant un peu levée et l'arrière du bateau faisant des bonds.
La dernière palanquée, qui s'occupait du bateau, profite de notre retour pour se mettre à l'eau. Peu après, la palanquée de David refait surface. Il me tend mon phare, sans vie. Il s'est éteint pendant la remontée. On l'ouvre, pas de trace d'humidité dedans. Décidément, ce n'est pas mon week-end…
Une fois la dernière palanquée récupérée, le bateau reprend la route du port. Un petit café au club, puis un repas vite fait avec Tite Puce à la buvette de la Saline et il est temps de s'occuper du matériel. Trempage et séchage sont au programme pendant que je me prélasse dans la véranda à écrire un CR tout en contemplant la mer
Une fois le phare rincé et séché, je mets les accus en charge quelques minutes. Ca remarche. Sans doute juste un problème d'accu déchargé. Mais à surveiller.
N'attendez pas le post des photos…
Par contre, Laurent a peut-être une piste pour me dégoter un caisson pour mon "vieux" Canon IXUS 850 IS. Du coup, plus d'excuse pour me payer un G11 ou un S90 tout neuf…