Ce soir, le vent souffle mais moins que les jours précédents et les prévisions pour les jours qui viennent empirent. C’est donc sûrement la seule plongée de la semaine.
On se retrouve une petite quinzaine sur le bateau. Avec chance, nous avons un pilote qui ne plongera pas. Ca évitera d’avoir à faire 2 tours.
La plongée sera en plein dans la marée montante. Décision est prise d’aller sur le fort de l’Est, au bout de la digue du large.
Je plonge avec Gilles. Comme il dit, « encore ensemble mais on ne change pas une équipe qui gagne… ».
Le bateau quitte le port dans la nuit. On se prépare dans la cabine. Avec Gilles, nous sommes parmi les premiers à être prêt. Nous attendons à l’arrière la mise
à l’eau. Comme le bateau était parti trop au large, il faut revenir prêt de la digue. Et là, ça brasse pas mal. Je suis même sur le point de nourrir les poissons.
Finalement, je tiens le coup jusqu’à la mise à l’eau. Dès le signal, nous nous mettons à l’eau. Nous laissons partir une première palanquée et nous nous immergeons. La descente se passe bien. Nos 2 phares illuminent la touille devant nous. Et finalement, 19m plus bas nous voyons le fond de sable dans le halo.
Nous manquons d’écraser 2 seiches en arrivant. Elles prennent la pose devant nous. Puis nous partons en direction des roches. Avec le courant, la progression est plus difficile. Le coin regorge de rougets de roche de toute taille. Un homard qui sortait de sa faille décide de faire marche arrière à la vue de nos phares. Sur le sable, je découvre un dahlia de mer et une multitude de petits palmiers (la matinée bio de dimanche aura été profitable). Curieusement, nous ne rencontrons quasiment pas de crabe. Une étrille et un tourteau. Ainsi que 2 ou 3 galathées seulement. D’ordinaire, c’est ce qui constitue le principal de nos rencontres sous marines.
Après près de 25 minutes, nous rebroussons chemin. Cette fois, le courant nous porte dans le bon sens. Nous filons au raz du fond au dessus du sable. Je suis légèrement en retrait de Gilles. Je vois un gros rouget lui passer sous les jambes. Un peu plus loin, nous apercevons un calmar qui file devant nous.
Finalement, Gilles me fait signe qu’il est temps de remonter. On fait un palier à 3m. Avec les vagues au dessus de nos têtes, j’ai un peu de mal à stabiliser la profondeur.
Après 31 minutes sous l’eau, nous perçons la surface dans le noir le plus complet. Finalement, entre les creux et les vagues, nous apercevons 2 bouées indiquant 2 des autres palanquées. Et nous apercevons le bateau. Avec nos phares, nous tentons de montrer notre présence. Mais le bateau prend la direction opposée. Lorsque nous apercevons des flasheurs en surface, nous comprenons qu’il est en route vers une autre palanquée. Puis il tourne dans notre direction mais prend encore une autre palanquée en route avant d’arriver sur nous. Heureusement que l’eau est bonne (15°C). J’ai même limite chaud dans ma combi.
Retour sur le pont. Finalement, on était mieux dans l’eau. Ca brassait moins.
Je me dépêche de me changer et de prendre une douche et je retourne dehors pour ranger mes affaires.
Pendant le retour, chacun raconte ses rencontres. Certains on vue des grondins. Les plus chanceux on vu également une raie et une roussette.
J’ai pris quelques photos mais pour une raison inconnue, le mode macro était désactivé. Du coup, c’est le flou complet… Pas grave, c’est gravé bien net dans la tête

J’en mets quand même histoire d’illustrer un peu ce CR.



