18h40, on débarque au club. Quelques habitués sont déjà là.
On prend un bloc et une stab, on papote un peu, et direction le port. Le bateau n’est pas là. Il a laissé sa place à quai pour des voiliers participants à une régate. Il se trouve sur le ponton visiteur, ponton non relié à la terre ferme. 3 volontaires prennent l’annexe pour aller le chercher. A peine est-il à quai qu’il est pros d’assaut par une 10aine de plongeurs.
Nous avons la chance d’avoir un pilote qui ne plongera pas. Du coup, nous pourrons aller tous à l’eau en même temps.
Nous plongerons en plein pendant la marée descendante. Il est décidé d’aller explorer la digue de Querqueville. La mise à l’eau se fera dans la passe de l’Ouest. Il faudra ressortir de la Rade dans le courant en gardant l’enrochement sur main gauche.
En chemin, les palanquées sont formées. Je plonge avec Gilles et mkp avec Michel.
Le temps est frais mais la pluie a cessé. Nous nous préparons rapidement à l’abri dans la cabine du bateau.
Arrivés sur zone, une première palanquée se met à l’eau. Nous les suivons de peu. Une fois dans l’eau, nous laissons les 2 autres plongeurs descendre avant de nous immerger. Nous sommes au pied de l’extrémité de la digue de Querqueville. Après quelques mètres sous l’eau, nous voila dans les laminaires. Puis une nouvelle marche de 2 ou 3 mètres, puis une autre,… Nous sommes sur les « fondations » de la digue. J’atterris sur une vieille qui, prise de panique, part entre les jambes de Gilles. Celui-ci n’a rien vu. Finalement, nous arrivons sur le fond vers 14m. Nous prenons la direction du large en longeant l’enrochement. Le courant nous pousse vers la sortie. A certains moments, je lutte pour ne pas me retrouver dans les pattes de Gilles, tout en restant suffisamment près pour ne pas nous perdre de vue dans la touille.
Une fois sortis de l’axe de la passe, le courant se calme et nous entamons l’exploration de bas de la digue.
Gilles me fait signe. Dans son phare danse une sépiole. Elle fini par se poser sur le sable et tente de s’enterrer. Cachée derrière un reste de panier, une vieille dort. Dès qu’elle « sent » notre présence, elle file se cacher entre 2 gros blocs. Une autre prend la pose avant de filer dans son trou. Des galathées, des tourteaux, des étrilles, la faune habituelle de ces lieux. Un beau homard en chasse est surpris par le phare de Gilles. Il se réfugie sous un bloc. Une petite crevette galope sur le sable. Des spirographes déploient leurs filaments. Une deuxième sépiole nous fait de l’œil. Un targeur décampe à notre arrivée.
Après 30 minutes, Gilles me fait signe qu’il est temps de rentrer. Nous faisons demi-tour puis nous remontons à la surface. Après un palier à 3m, nous perçons la surface dans la nuit. Le bateau n’est pas loin. Aurélie aperçoit nos phares et vient nous repêcher. Mkp et Michel nous suivent de près. Les autres palanquées remontent une à une.
Le plus dur moment reste celui où il faut quitter la chaleur de la combi pour se changer. Et pas de douche chaude pour une fois…
Finalement, le bateau rentre au port. Chacun raconte ce qu’il a vu. Qui une roussette, qui un rouget, qui…
Encore une belle plongée. Vivement demain matin pour une prochaine plongée…





