de pmk » 16 Mar 2010, 23:21
Mardi 17h40, j'arrive au club. Pas grand monde. Pourtant la météo est très bonne. Pas de vent et grand ciel bleu. Malgré tout, seuls 2 personnes sont là. Pas de quoi faire partir le bateau.
Heureusement, la petite troupe grossit un peu. Finalement, nous partons à 7, 2 N1, 1 N2, 1N3 et 3N5.
On est sur une marée montante de coefficient 89. Ca sera une plongée au large de la digue du centre. Par là, il y a une bande rocheuse.
Pendant que le bateau sort par la passe Ouest, nous nous préparons. Je plonge avec Gilles pour qui ça sera sa deuxième plongée en étanche. En plus, il revient d'un séjour en Egypte. Ca va le changer… Une autre palanquée avec le N2 et le N3 partira en même temps que nous. Les 3 autres partiront à notre retour.
Au signal, nous nous mettons à l'eau. Elle est fraiche, 6/7°C. Au signal de Gilles, nous nous immergeons. La visibilité est très mauvaise. Nous descendons côte à côte sans aucun repère, tout phare allumé.
Soudain, le fond apparaît sous nous à 19m de profondeur. Il défile à toute allure dans les phares. Nous nous stabilisons au dessus du fond et nous laissons porter. Ca défile vraiment très vite dans les phares et autour, tout est noir. La sensation est vraiment étrange. Comme je vais plus vite que Gilles, je suis régulièrement obliger de me freiner pour rester près de lui. Un demi tour, quelques coups de palmes et le voici à mes côtés.
Dans le fond, il n'y a pas grand-chose à voir. Beaucoup de Saint Jacques, les Dahlias de mer par champs entier, des éponges, quelques étrilles. Ca n'est pas très varié. Nous faisons les montagnes russes à toute allure au dessus des zones rocheuses.
Finalement, après 20 minutes sur cette autoroute, Gilles me fait signe qu'on va remonter. Nous sommes à 22m. A la remontée, nous faisons un palier à 3m car Gilles veux vérifier son lestage avec l'étanche. J'en profite pour larguer le parachute. Lorsque nous faisons surface, la nuit est tombée et l'ASAM III pointe sa proue face à nous à une dizaine de mètre, prêt à nous récupérer. Quelques instants plus tard, c'est l'autre palanquée qui remonte à bord. Ils n'ont pas eu plus de chance que nous. Durant la plongée, nous avons parcouru 1,1 mille (soit un courant estimé à plus de 3 nœuds).
La troisième palanquée se met à l'eau pendant qu'on se change et range notre matériel. Ils auront plus de chance que nous en croisant une "grosse" lompe (un seul des 3 l'a vu), une petite daurade et quelques grondins.
A 21h, le bateau arrive à quai. Au moment de débarquer, Gilles se prend les pieds dans une marche et la ceinture de plomb qu'il portait à l'épaule file droit dans l'eau au pied du ponton. La récupération sera pour une autre fois… il est temps de rentrer.