Cela fait très longtemps que je n'ai pas posté ici
En même temps, n'ayant pas plongé depuis un an, les occasions d'écrire quelque chose en rapport avec notre passion n'ont pas été nombreuses, ce qui ne m'a pas empêché de lire avec envie quelques récits.
Profitant donc de mes vacances pour découvrir les alentours de Perpignan, j'ai suivi les conseils avisés de Mrvincefromparis et j'ai donc pris contact avec le centre "Neptune Plongée" à Argelès/Mer. Ne connaissant pas les autres clubs, je me suis donc fié à ses impressions, qui m'assurait du sérieux de ce club, particulièrement sur l'aspect sécurité.
N'ayant pas plongé depuis un an et l'obtention du N1 à Thonon les Bains, j'avais besoin tout de même d'évoluer dans un cadre rassurant. Et j'ai été rassuré par le sérieux du patron qui a pris le temps de vérifier que j'étais bien répertorié N1 sur le site de la fédé.
J'aurais pu lui éviter ce travail, si je n'avais pas perdu ma carte CMAS
Les conditions météorologiques du jour ne sont pas super. Il fait gris, du vent, et la mer est houleuse, alors que la veille, plein soleil et une toute petite bise.
Mais je ne vais pas me laisser démoraliser
Nous sommes censés plonger dans la réserve naturelle de la Côte Vermeille.
Seulement, Christian, le patron, estime que les conditions ne sont pas favorables, pour une plongée en toute sécurité pour tout le monde, car il y a un groupe de jeunes qui plongent pour valider le N1, et il y a mon groupe, 2 N1 qui passent leur N2,et un N2, et moi qui ne plonge que pour la 8ème fois
Il préfère donc nous faire plonger au Cap Béar, dans une crique qui nous protègera du courant et du vent.
Au moment où le bateau s'arrête, je commence à ressentir cette petite boule au ventre, mélange d'appréhension et d'excitation.
J'installe le matériel, vérifie au moins trois fois que le détendeur fonctionne, ferme l'arrivée d'air, et écoute le briefing de Christian.
Les groupes sont constitués, et le guide de Palanquée est Rachid, homme sympathique et dynamique, qui respire la passion de la plongée par tous les pores de la peau, et qui ne fait pas du tout ses 61 ans.
On met la Stab', les palmes, le masque, et là, un des plongeurs me demande : "Ta bouteille est ouverte ?"
L'émotion sans doute...
Bon, sur le coup, ça m'a pas fait rire, j'étais un peu stressé et me suis demandé si finalement je n'avais pas oublié autre chose
Mais non
Et le moment tant attendu est enfin arrivé.
Je me présente à l'arrière du bâteau, c'est mon tour.
Je me dis que si je me rate, je vais quand même avoir l'air très bête
Et là, je saute, et c'est le grand bonheur
Je me rends compte que c'est quelque chose qui m'a manqué durant cette année, et je n'ai finalement qu'une envie, c'est de descendre et découvrir des choses que je n'ai encore jamais vu.
Quelques consignes avec Rachid, et c'est parti !!!
Une fois dans l'eau, l'appréhension disparaît.
Je suis à l'aise, je regarde partout, je n'agite pas les bras, je suis tranquille.
Nous tombons directement sur un petit banc de castagnoles, pas du tout effrayés, qui me laissent palmer quelques instants près d'eux.

(Photo prise sur internet)
J'aperçois ensuite des sars à tête noir et des saupes.
Le fonds marin est rocheux, et sont accrochés par-ci par-là des étoiles de mer et des oursins.
Bon sang, ma première étoile de mer
J'suis comme un gamin émerveillé par ce qui l'entoure.
Limite je passe même pour un gros benêt en montrant une étoile de mer à un de mes camarades
J'observe tout de même que Rachid, le guide de palanquée garde toujours un oeil sur nous.
Mais la rencontre la plus intéressante aura été celle avec ce poulpe.
Nous nous sommes mis autour de son abri, ce qui l'a probablement dérangé car il en est sorti pour aller se poser un peu plus loin.
C'est comme ça que j'ai pu observer la façon dont il s'est camouflé en se posant sur un rocher. Fascinant !
Nous continuons notre petite exploration qui aura duré 50mn, avec une profondeur max de 19m, et j'en profite pour faire un peu "d'écotourisme" en rapportant un vieux chiffon posé sur le fond, direction la poubelle.
Mais toutes les bonnes choses ont une fin
Nous devons remonter.
Petit débriefing sur le bâteau pour parler de ce que nous avons vu et de nos sensations.
En ce qui me concerne, passé les premiers moments de stess, je me suis senti très vite à l'aise, et les leçons de l'année dernière sont revenues très vite.
C'est comme le vélo, une fois qu'on a plongé, on oublie pas
Une fois revenu sur le port, l'envie de replonger se fait sentir, mais il faut être raisonnable.
Je serai d'autant plus raisonnable que l'occasion de replonger arrivera très vite, puisque mon boulot m'a permis de muter à Perpignan.
Je pourrai assouvir mes trois passions que sont le rugby, la moto avec les belles routes des Pyrénées Orientales, et la plongée, bien sûr.
D'ailleurs, pour ce qui est de la plongée, l'objectif à moyen terme, est de pouvoir partager cette passion avec ma femme, qui, petit à petit se fait à l'idée, avec mes amis, et toutes les personnes que je pourrai rencontrer et qui un moment ou un autre voudront partager avec moi ces instants d'émerveillement et de quiétude que seule, jusqu'à présent, la plongée a pu me procurer.
Amicalement bulles
Sushi