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Djibouti
Le pays dispose d’une grande diversité de paysages : des montagnes au nord (mont Moussa Ali, 2063 mètres), des lacs (Abbé et Assal) et des zones désertiques (Petit et Grand Bara). Quelques palmeraies sont situées entre Tadjourah et Randa.
84% de la population est urbaine. Les 2/3 des Djiboutiens sont concentrés dans l’agglomération de Djibouti. Tadjourah (30000 habitants), Ali Sabieh (20000 habitants), Obock (10000 habitants) et Dikhil (10000 habitants) sont les autres villes les plus peuplées. La population est divisée entre les Issas, d’origine somalienne, et les Afars issus d’Érythrée et d’Éthiopie. Près de 150000 réfugiés éthiopiens et somaliens vivent à Djibouti.
Le pays bénéficie d’un climat tropical semi désertique divisé en deux saisons. La première, d’octobre à avril, est plus fraîche, la seconde (plus chaude), s’étend de mai à septembre. Le Sabo et le Khamsin, deux vents secs et chauds, soufflent durant la saison chaude.
Comment s’y rendre et quand
De Paris, il faut 7 heures de vol pour se rendre à Djibouti. Des bus relient les grandes villes entre elles, un train dessert Ali Sabieh et des bateaux circulent tous les jours dans le golfe de Tadjourah.
La meilleure période pour plonger à Djibouti s’étend d’octobre à mai. Les requins baleines passent de décembre à février.
Plonger à Djibouti dans l’archipel des Sept Frères
Les fonds sous-marins djiboutiens sont très riches : 150 espèces de coraux, 200 de poissons et 400 d’algues. La visibilité est variable selon les sites (10 à 30 mètres). Les plongées s’effectuent du bateau ou en croisières. Les sites djiboutiens sont plutôt réservés à des plongeurs confirmés. La majorité des explorations se font en dérive.
L’archipel des Sept Frères, à 7 heures de bateau de Djibouti, est le site le plus connu (à partir du niveau 2). Il est constitué de six îlots volcaniques et d’une presqu’île, le cap Ras Syan. On y retrouve la faune typique de la mer Rouge (anthias, mérous, coraux noirs, alcyonaires, coraux mous…). Eyouda Komaytu est un des plus beaux spots de l’archipel (dérive le long d’un tombant). En hiver, les requins baleines passent près de ces îles.
Les îles Musha et Maskali disposent d’une faune très riche (napoléons, barracudas, poissons clowns, requins, loches), la pêche y étant interdite.
Le Goubet est un petit golfe situé au fond du golfe de Tadjourah. D’une profondeur de 200 mètres, il abrite des tortues, raies, dauphins, napoléons, murènes léopards, requins baleines (en saison). La visibilité n’y est pas très bonne (10 mètres au maximum). Les explorations se font entre 5 et 45 mètres, elles sont accessibles aux plongeurs à partir du niveau 1.
Les clubs de plongée sont affiliés Padi et FFESSM. Les moniteurs parlent français, anglais, allemand. Les croisières ne sont possibles que d’octobre à mai à cause du khamsin et des courants.
Tarif : plongée : 30€
Visage touristique
L’architecture de la capitale djiboutienne est coloniale. On peut se promener à pied, au hasard des rues pour découvrir la ville, son marché central, son port, le palais présidentiel… La route entre Djibouti et Ali Sabieh traverse les déserts du Petit Bara et du Grand Bara. Le lac Assal, à 155 mètres en-dessous du niveau de la mer, possède une croûte de sel exploitée par les caravaniers afars. Le lac Abbé, au sud-ouest, n’est accessible qu’en 4x4. Il est colonisé par des flamants roses. Des excursions dans la forêt de Day et au volcan Ardoukoba sont également possibles au départ de Djibouti.
Djibouti est une destination chère. Plusieurs catégories d’hôtels, des campements dans le désert et des bateaux de croisière sont disponibles.



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