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Chez les tekkies, la durée des plongées s’allonge, du fait des mélanges moins saturants que l’air et des appareils décuplant l’autonomie. Mais ce progrès s’accompagne d’un équipement plus pondéreux, volumineux et entravant. Comment pallier au mieux ces co
La combinaison étanche est un passage obligé, même en eaux tempérées. Tout serait trop simple s’il suffi sait de s’enfermer dans un sac pour repousser les agressions du froid. Un vêtement trop serré comprime et entrave. Trop large, le transfert de volumes de gaz à chaque mouvement compromet l’équilibrage. Mais rassurez-vous, de nos jours, il est possible de trouver “étanche à son pied”, tant la gamme de modèles est vaste. Au final, la plongée en combinaison sèche peut être un véritable bonheur, pour peu que la coupe soit ajustée, le matériau souple, les sous-vêtements isolants et agréables, les purges et inflateur convenablement positionnés, le vêtement gonflé juste ce qu’il faut pour le confort et l’isolation.
Le froid, premier ennemi du bien-être
Une fois paré pour l’aventure, reste à assumer. Lorsqu’on plonge, a fortiori longtemps et profond, il faut s’hydrater. Si on boit, il faut évacuer, à court ou moyen terme. Oublions les solutions rudimentaires consistant à se soulager dans le vêtement (couches-culottes, poches urinaires), elles finissent toujours par remplir la combinaison… et glacer le plongeur. La soupape d’évacuation, longtemps considérée comme un gadget, est un élément fondamental de sécurité (lire notre encadré “Purges urinaires, un vrai progrès”).
Dans les eaux froides, il faut aussi conserver une certaine dextérité digitale – surtout pour l’utilisation d’appareils vidéo, photo, ou de recycleur. Les gants étanches, s’ils entravent un peu, garantissent un minimum de motricité fine, tout en réduisant les parties du corps directement exposées à l’eau. D’autre part, la respiration de mélanges synthétiques, à base d’hélium, accentue les déperditions calorifiques. La narcose est repoussée, la saturation de l’organisme en azote est diminuée, la densité du mélange respiré est minorée, mais le plongeur a plus froid. Sans compter les interminables paliers, imposés par la décompression… L’usage d’un chauffage interne est alors à prévoir. Le principe est identique à celui utilisé par les motards : un boléro parcouru par une résistance électrique. Selon la température extérieure, une puissance d’au moins 70 W est nécessaire. Trop de modèles du commerce plafonnent à 45 W. C’est insuffisant pour une production thermique efficace en immersion.
Plus de confort, plus de sécurité
Le confort physiologique assuré, il faut se préoccuper de l’aspect physique. L’équilibrage passe par le choix de bouteilles : un dorsal pesant juste ce qu’il faut pour compenser la flottabilité du plongeur, des bouteilles additionnelles neutres. Un harnais convenable concède, quant à lui, une disposition judicieuse des éléments à embarquer : batteries du phare, petite bouteille supplémentaire (inflation du vêtement), parachutes, dévidoirs. Le complément éventuel dévolu à l’équilibrage est avantageusement assuré par une bouée dorsale de type wing. Elle participe à l’hydrodynamisme, au positionnement proche de l’horizontalité. Toutes ces astuces techniques sont nécessaires au confort du plongeur tek et par conséquent à sa sécurité. Toute maîtrise s’acquiert progressivement, se travaille, implique itérations et adaptations en vue d’améliorer son bien-être et ses performances.
Purges urinaires, un vrai progrès
Il y a matière à réflexion et à essai. Il existe plusieurs principes de purges : les simples gicleurs qui se dévissent et se revissent avant et après usage, les purges basiques (identiques à celles implantées sur l’épaule) et, luxe suprême, les modèles compensés, équipés de soupapes anti-retour. Depuis peu, des modèles féminins sont disponibles.
Témoignage
Mehdi Dighouth, Team Plongeesout, MF1 et instructeur national plongée souterraine FFESSM, plongeur Trimix CCR IANTD/TDI : “Pour les explorations en plongée souterraine, les temps d’immersions peuvent très vite s’allonger et l’attente aux paliers, sans pouvoir uriner, est du domaine de l’impossible. Souvenons-nous qu’une bonne hydratation est de rigueur en plongée. J’utilise des purges pipi depuis l’achat de mon premier vêtement étanche, il y a une quinzaine d’années. Cet accessoire s’est vite révélé indispensable. Aux premiers modèles à gicleurs, faits de manière artisanale, ont succédé des produits plus élaborés que l’on retrouve sur la plupart des catalogues de matériel tek. Je connecte l’ensemble du système (étui pénien, tuyau d’évacuation) dès que la plongée prévue excède une bonne demi-heure, ou dès que le vêtement étanche est porté bien avant la plongée (par exemple, lors du trajet en semi-rigide). Mes conseils : privilégier la pose de la purge pipi par le revendeur à l’achat pour assurer une étanchéité optimale ; préférer un modèle le moins proéminent possible pour éviter un arrachement lors de la mise à l’eau ; placer l’ensemble de manière précise en évitant de plier l’étui pénien ou le tuyau ; tester si possible le système en surface avant l’immersion.”
Franl VASSEUR -![]()





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