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Paramétrage de la qualité de l’image, de la balance des blancs, de la sensibilité, de l’ouverture… Autant de réglages essentiels pour la photo sous-marine. Bien évidemment, ils doivent être effectués avant la plongée pour gagner du temps sous l’eau.
1. Le format des photos : RAW ou JPEG
Si votre compact numérique dispose d’un mode RAW (terme anglais que l’on traduit par “brut”), alors il est conseillé de l’utiliser. Les photos prises en RAW et développées avec un ordinateur permettent d’ajuster certains paramètres comme la balance des blancs, l’exposition, la netteté. Ce format non compressé (sauf pour certains appareils haut de gamme) garantit la réalisation d’images d’une qualité optimale notamment dans les couleurs bleues. L’autre format d’enregistrement est le JPEG. La balance des blancs est enregistrée au moment de la prise de vue et elle n’est plus modifiable ; l’exposition peut être améliorée avec un logiciel comme Photoshop mais les résultats restent moins bons qu’avec un RAW. L’avantage des photos JPEG est qu’elles peuvent être envoyées directement à des amis ou imprimées sans traitement informatique. Mais il y a perte de qualité à cause de la compression des images.
La compression est minimum dans les modes “fin” ou “high”.

2. La taille des images
Le choix de la taille des photos dépend de l’usage. Une impression papier nécessite 120 pixels par centimètre carré imprimé. Une photo au format A4, 21 par 29,7 cm, doit avoir une taille d’image de 2.520 par 3.564 pixels. Pour un diaporama DVD classique, les photos doivent avoir une taille de 720 par 576 pixels. Enfin, pour une galerie web, une taille de 800 par 600 pixels est suffi sante.
3. La sensibilité
L’augmentation de la sensibilité, qui se mesure en ISO, permet d’accroître la vitesse d’exposition pour une profondeur de champ donnée. C’est la technique à utiliser dans des conditions de lumière faible, comme à l’intérieur d’une épave. Si pour une ouverture de f/4 à 100 ISO, la vitesse d’exposition est de 1/15e de seconde, la photo risque d’être floue car sous l’eau, la stabilisation n’étant pas parfaite, vous risquez de bouger. En augmentant la sensibilité à 400 ISO à f/4, cette vitesse sera alors de 1/60e de seconde : la photo sera nette. Plus la sensibilité augmente et plus l’appareil est sensible à la lumière mais plus le bruit est important. Certains appareils, comme le Nikon L11, ne permettent pas d’ajuster la sensibilité mais la calculent automatiquement en fonction des conditions : la plage s’établit de 100 à 800 ISO. En sous-marin, c’est un inconvénient car l’appareil a tendance à augmenter la sensibilité et à provoquer du bruit.
4. La balance des blancs
La balance des blancs permet à l’appareil de calculer la température de la couleur équivalente en fonction du type de lumière de la scène. Les appareils numériques proposent soit un mode automatique, soit des modes prédéfinis : nuageux, lumière du jour, tungstène, etc. En photo sous-marine, le mode automatique est souvent suffi sant mais le mode nuageux, qui donne une lumière plutôt bleutée, donne aussi d’excellents résultats. Certains appareils récents offrent un mode “sous-marin” : ils appliquent un filtre orange au moment du traitement de la photo pour rehausser les couleurs rouges, orangées et jaunes. Cette technique ne donne pas toujours de bons résultats et les photos ne
peuvent pas être corrigées par un post-traitement sur un ordinateur. D’autres compacts permettent de régler la balance des blancs manuellement à l’aide d’une ardoise blanche ou d’un fond sableux pour indiquer à l’appareil la nouvelle référence de la température des couleurs. Cette opération doit être renouvelée à chaque fois que vous changez de profondeur de plongée.
5. Lumière, contraste, saturation et netteté
Ces fonctions peuvent être utilisées si vous ne souhaitez pas corriger vos photos sur un ordinateur. Mais il vous faudra effectuer un certain nombre de tests pour trouver les bonnes valeurs, car n’oubliez pas que l’écran de l’appareil n’est pas calibré et le rendu n’est pas fi able. Si vous corrigez les photos avec un ordinateur, ces fonctions doivent être mises hors service.
En conclusion
Les réglages de l’image sont une affaire de compromis. L’augmentation de la sensibilité permet d’avoir des vitesses plus rapides mais provoque du bruit ; l’augmentation de la résolution permet d’imprimer des photos de qualité mais limite l’espace sur la mémoire. L’idéal est de bien définir les besoins puis de paramétrer l’appareil en conséquence. Dans le prochain numéro, nous verrons les réglages pour la prise de vues.
Elle en dit deux mots
Corinne Anfray, débutante en photo sous-marine : “J’utilise un compact numérique SeaLife DC 500 et son caisson associé. Sa résolution de 5 méga pixels et ses photos au format JPEG me donnent entière satisfaction. J’utilise le plus souvent une résolution moyenne pour les photos car je les regarde sur l’écran de l’ordinateur. J’utilise uniquement la balance des blancs en mode automatique qui me donne satisfaction dans la Manche où je plonge principalement. Je regrette la faible autonomie de la batterie et le temps de réponse tardif du déclenchement. Je m’intéresse maintenant à la biologie sous-marine et mes sujets sont essentiellement composés par la faune et la flore.”
Amar GUILLEN - ![]()





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