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Températures douces, eaux chaudes... La fi n de l’été est la période idéale pour pratiquer la plongée de nuit et redécouvrir l’environnement sous-marin.

Bien que la plongée de nuit nécessite une organisation particulière et du matériel spécifique, elle n’exige pas de niveau technique particulier pour le plongeur encadré. Quelques adaptations sont tout de même souhaitables. Ainsi, l’encadrement s’effectuera avec un guide expérimenté pour un ou deux débutants contre un pour quatre dans la journée, et la profondeur sera limitée à 10 mètres. La faible profondeur se justifie aussi par le fait que la plongée de nuit est bien souvent la troisième de la journée. La zone des 10 mètres semble tout indiquée, quel que soit le niveau des membres de la palanquée.
Trois caractéristiques
- La première, on s’en serait douté, est de voir sous l’eau alors qu’il fait nuit noire. Il faut donc une lampe ou un phare principal. L’exploration se déroulant à faible profondeur, il n’est pas rare de faire des plongées plutôt longues (1 heure) quand le froid n’est pas au rendez-vous. Vous devrez effectuer un contrôle de l’autonomie de votre éclairage principal (piles neuves ou batterie rechargée) afin de ne pas écourter votre immersion. Le choix de la puissance dépendra de la turbidité de l’eau. Comme les pleins phares de votre véhicule dans le brouillard, une lampe trop puissante dans une eau trouble formera un large écran blanc au travers duquel vous ne pourrez quasiment rien voir.

- La deuxième porte sur la communication. Il va falloir apprendre à ne pas diriger le faisceau lumineux dans les yeux du guide ou de l’équipier afin de ne pas l’éblouir. La communication pourra passer par les signes traditionnels en les exécutant d’une main et en les éclairant de l’autre. Une autre méthode consiste à réaliser le signe au moyen de l’éclairage principal. Une série de signes conventionnels existent déjà. Des signes non conventionnels ou spécifiques seront définis lors du briefing en fonction des spécificités du site. L’essentiel pour être compris consiste à les réaliser lentement au moyen de gestes amples et complets.
- La troisième concerne la cohésion et la sécurité de la palanquée. La visibilité réduite et/ou limitée augmente le risque de l’éclatement de la palanquée. La lumière revêt donc deux fonctions : voir et être vu. Il est fortement conseillé d’envisager un moyen de repérage du plongeur totalement indépendant du moyen d’éclairage principal, exempt de panne potentielle et d’une autonomie largement supérieure au temps d’immersion prévu. Les bâtons lumineux par réaction chimique,type “cyalum”, sont particulièrement recommandés à cette occasion. D’une autonomie supérieure à 12 heures, faciles à mettre en œuvre et de couleurs différentes, ils permettent de repérer chaque plongeur ou d’identifier une palanquée. On pourra également prévoir un éclairage secondaire afin de toujours maintenir un canal de communication avec le guide ou la “sécurité surface”.

Nouvelles sensations
Pour ceux qui cherchent à voir de nouvelles scènes du monde sous-marin, la plongée de nuit leur est dédiée. Comme sur terre, la mer est peuplée d’espèces diurnes et nocturnes. Vous serez certainement surpris d’approcher à quelques centimètres les anchois, immobiles en pleine eau jusqu’à ce que vous les réveilliez et qu’en choisissant la fuite, ils se cognent dans votre masque !
Les scènes de prédation du congre ou de la murène sont également assez impressionnantes. C’est aussi l’heure où le bernard-l’hermite et les petites cigales de mer sortent pour “charogner” quelques restes d’un festin violent. Sans oublier le plancton qui, s’illuminant dans les palmes de votre équipier, agrémentera votre parcours sous-marin d’un caillou à un autre… Et puis la plongée de nuit, c’est aussi de nouvelles sensations. Une ambiance confinée où tout vous paraît bien plus grand et étrange. L’absence partielle de repères visuels (en pleine eau par exemple) peut vous faire douter du sens d’évolution. Bref, une ambiance unique sans comparaison possible.
En guise de conclusion…
Pour profiter pleinement d’une plongée de nuit, que vous soyez débutants ou confirmés, prenez le temps d’affiner votre technique pour être discret dans l’eau. En évitant le gros “splash” à la surface, en soufflant par le nez plutôt que par la bouche (pour éviter le bruit intempestif des bulles à travers la soupape), en étant parfaitement équilibré pour une propulsion discrète et délicate, vous serez en mesure d’approcher la faune sous-marine.
Témoignage d’un noctambule
Frédéric Criscola, Niveau 1, 55 plongées : “Alors que j’avais en poche mon Niveau 1 depuis plus de deux ans, je n’avais jamais eu l’occasion de faire une plongée de nuit. Ce fut une vraie révélation ! D’abord par l’ambiance générale. Pas seulement en immersion, où l’on a l’impression d’évoluer dans un espace très confi né, mais aussi à la surface où tout semble plus calme et reposé à bord du bateau, sur l’eau… Ça m’a tellement plu que j’ai fi ni par acheter un phare puissant pour mieux en profiter. Quelle n’a pas été ma surprise quand un congre a dévoré sous mes yeux, dans le faisceau de ma lampe, un sar immobile !”
Joël GALLIEN - ![]()





Le point de vue de lolo33
Bonjour,étant niveau 1 depuis début JUIN 2011
j'ai déja fait 2 plongées de nuit sur le bassin d ARCACHON ,cela est sublime de voir les poissons dormir !! et oui !!ils dorment aussi!! et toute la faune nocturne qui s' agite ,c'est vraiment super par contre en terme de lumière je ne suis pas partisan de phares puissant car là aussi ,on dérange ce petit monde si paisible !!
a bon entendeur !!