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La courbe de sécurité

Mise en ligne le 01-07-2010 par redac 3 commentaires

La plongée se démocratise, mais n’en demeure pas moins une activité comportant des risques. Pour réduire au maximum le danger, des pistes existent, comme le respect de la courbe de sécurité.

Définition : la courbe de sécurité indique pour une profondeur donnée le  temps maximum d’immersion ne nécessitant pas de palier.

Avant de se lancer dans une bataille d’arguments autour de la courbe de sécurité, il me semble nécessaire de rappeler les critères essentiels qui fondent la “sévérité” d’une plongée. La saturation résulte de la profondeur et de la durée passée au fond. On pourrait donc classer les profils de plongée en deux catégories selon que la remontée à la surface est directe suivant la courbe de sécurité, ou indirecte c’est-à-dire à paliers obligatoires.

Un risque croissant

Pour une pratique se déroulant dans la courbe de sécurité, le risque d’accidents de décompression (ADD) est d'environ 1 pour 100.000 plongées. Sachant que le nombre d’immersions que vous allez enregistrer durant toute votre vie est très loin des 100.000 plongées annoncées, vous pouvez dormir tranquille et ne pas vraiment vous sentir concerné par l’ADD sous réserve de conserver un bonne hygiène de vie, de respecter les vitesses de remontée et de bien vous hydrater durant vos séjours plongée ! L’affaire n’est pas la même dans le cadre des plongées à remontées indirectes. Le risque d’ADD est multiplié par 10, à savoir 1 pour 10.000 plongées. C’est ainsi que sur le plan de la décompression, un profil de 55 minutes à 19 mètres est plus engagé qu’une immersion de 10 minutes à 40 mètres. On peut donc complètement relativiser la notion de profil inverse bien souvent résumé à l’unique profondeur maximale atteinte… Les passionnés de tables de décompression pourront s’en convaincre en s’amusant à classer par ordre croissant du GPS (groupe de plongée successive) les profils habituellement pratiqués sur un week-end plongée.

Tables et ordinateurs

Les tables sont un bon moyen de se représenter cette fameuse courbe de sécurité. Quelques valeurs clés (40 minutes pour 20 mètres selon MN90, par exemple), permettent de bien se situer dans le temps et dans l’espace durant l’immersion. En ce qui concerne l’ordinateur, la courbe de sécurité est exprimée sous le terme NDL (No Decompression Limit) et fonctionne comme un compte à rebours. Alors que l’interpolation des temps et des profondeurs est interdite à l’usage des tables, c’est justement ce que fait votre ordinateur dans un calcul dynamique suivant votre profil “multi-niveaux”. Vous bénéficierez donc d’une courbe de sécurité “élastique” vous permettant d’allonger votre exploration sans pour autant “rentrer” dans les paliers. Cette liberté d’évoluer ne doit pas vous conduire à transgresser les règles basiques en la matière, comme l’absence de profils yo-yo ou bien encore l’atteinte de la profondeur maximale en début de plongée. L’interpolation des temps et des profondeurs par un ordinateur n’est valable que dans la mesure où le profil de plongée peut être assimilé à une remontée lente.

 

Le Nitrox permet de repousser les limites de la courbe de sécurité et d’allonger le temps des immersions.

 

Comment repousser les limites ?

Nous avons bien compris que plonger dans la courbe de sécurité, c’est assurément plonger en toute sécurité, tout au moins en ce qui concerne l’ADD. Mais cette courbe peut aussi être perçue comme une limite de la pratique ou du champ d’exploration. Le Nitrox (de l'air enrichi en oxygène) permet d’en repousser les bornes de manière substantielle. La courbe de sécurité pourra ainsi progresser de 55 minutes à 90 minutes pour une plongée à 18 mètres si l’on utilise un mélange Nitrox 36 (on a 36 % d’oxygène contre 21 % dans l’air). Le résultat est encore plus spectaculaire à 22 mètres :
70 minutes au Nitrox 36 contre 35 minutes à l’air, soit exactement le double ! Autant dire que si vous plongez avec l’aide d’un ordinateur programmable au Nitrox, vos profi ls de plongée d’exploration se dérouleront dans une courbe de sécurité quasi illimitée !

En guise de conclusion

À défaut d’objectif spécifi que, la plupart des profils de plongée loisir sont inclus ou très proche de la courbe de sécurité “multiniveaux”. Si d’aventure vous deviez vous engager plus longtemps, vous pouvez toujours recourir au Nitrox qui repoussera encore les limites de cette courbe. Ces choix vous permettront ainsi d’évoluer dans une zone où l’ADD n’arrive qu’une fois sur 100.000 et où il relève donc plus de l’anomalie individuelle physiologique que de la pratique elle-même.

 

Joël GALLIEN - Plongée Magazine

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Les commentaires    3 commentaires

Le point de vue de whiteshark

Posté le mar., 01 nov. 2011 18:28:43

Je me demande si vous faite de la plongée ou du piong pong?

La plongée c'est respecter ses limites rester calme et profiter du temps et des lieux

Pour le defoulement physique pur il y d'autre sports

RESTEZ ZEN

Le point de vue de mika

Posté le mar., 01 nov. 2011 11:06:47

donc en plongeant dans "la courbe de securite", je ne risque pas d avoir d accidents? Je suis en securite??? C pas si sure, mais bcp le pense. car meme sur un profil type 10min a 15m il est possible de faire un ADD (a condition bien sure de faire des aller retour incessants entre le fond et la surface...)
donc attention au discourt et termes employes. Plonger sans deco (le "no Dec Time" utiles par les fabricants d ordi), ne veux pas nécessairement plongee en secu, tout depend de sa facon de plongee.
plonger dans la courbe n est pas non plus moins saturant (ex: 20min a 40 ou 40min a 20m), c juste qu a tout moment il est possible de rejoindre la surface a tout moment :)

Le point de vue de foifoi

Posté le jeu., 28 avr. 2011 18:18:09

D'où proviennent les statistiques concernant les risques d'ADD, pour des plongeurs respectant les procédures de remontée ?

Il me semblait que les tables MN90 étaient calculées pour une probabilité de 1/100000 avec ou sans palier (et 1/10000 pour les tables GERS65).


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