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Le milieu subaquatique devenant familier, l’envie de repousser les limites vous titille fortement : il est peut-être temps de passer au niveau supérieur.
Dans notre activité de pleine nature, à l’instar des permis de conduire, les certificats ne matérialisent que le début d’une pratique dans un cadre bien défini. Ils ne consacrent en rien le niveau d’un bon ou moins bon plongeur. C’est surtout le nombre d’immersions, et donc l’expérience, qui compte. De plus, la pleine nature revêt mille et un visages très spécifiques et souvent changeants. C’est ce qui justifie certainement le fait que nous parlons plus volontiers d’expertise, alliant à la fois connaissances, pratique et expérience.
Un désir de liberté
En termes de diplômes, passer au niveau supérieur implique donc que vous allez changer de cadre de pratique. On peut s’interroger sur les motivations réelles justifi ant une telle démarche. Dans l’École française, où la logique de la progression combine à la fois autonomie et profondeur, votre passage au niveau supérieur, en tant que débutant, s’appuie plus que jamais sur un désir de repousser les limites. Ainsi, après avoir pris conscience de votre ventilation et maîtrisé votre stabilisation, vous contrôlez mieux votre consommation : il est alors possible de prolonger la durée de la plongée.
Vous pouvez également avoir envie d’évoluer seul à votre guise, avec le binôme de votre choix. En effet, le guide, rassurant au début, devient peu à peu une entrave à la liberté dans cet espace médian de plus en plus familier. La profondeur est aussi une source de motivation. L’atmosphère, la faune et la flore y sont particulières. C’est aussi la zone où la mer et l’Homme n’ont pas totalement laminé les épaves. Si vous êtes décidé, il ne reste plus qu’à franchir le cap et fixer une date… Le climat et la température de l’eau sont souvent des critères déterminants pour choisir une période de formation. En France métropolitaine, l’été apparaît bien souvent comme le moment idéal. Pourtant, le “hors saison” a aussi ses avantages. Compte tenu d’une affluence plus faible, l’ambiance des clubs et des centres y est totalement différente, avec en prime une grande disponibilité des moniteurs. C’est souvent dans un tel contexte que le groupe se transforme en “promo”. Pour que votre apprentissage et votre pratique restent encore du plaisir, il faudra certainement investir dans un équipement de qualité apte à vous protéger. Évidemment, ce budget s’ajoute à celui de l’apprentissage, mais vous l’amortirez très vite en pratiquant toute l’année. Qui plus est, se former avec son propre matériel peut être utile, notamment dans le cas d’une combinaison étanche qui requiert une technique spécifique. Vous bénéficierez ainsi des conseils de votre moniteur.
Si vous ne supportez pas les basses températures, vous pouvez toujours opter pour les mers chaudes. Si l’enjeu reste le même, la philosophie y est totalement différente. En effet, chaque centre est soumis à des spécificités et est donc incapable - sinon dans les cours théoriques - de vous faire toucher du doigt les altérités de chaque milieu. D’où l’importance de s’interroger sur son milieu de pratique : si vous envisagez de plonger principalement en Bretagne, un stage diplômant dans les Caraïbes ne sera peut-être pas très adapté.

Quel bon choix : la formation continue ou le stage intensif ?
Il existe principalement deux approches : le stage intensif et la formation continue. Il n’y a pas de baguette magique pour trancher et les deux présentent à la fois des avantages et des inconvénients. Le premier se déroule généralement sur une semaine, durant laquelle vous enchaînez plongées et cours théoriques. L’atout principal est que, ayant planifiée ce moment à l’avance, vous pouvez vous y consacrer totalement. La succession des séances vous permet de capitaliser rapidement des compétences. Le point négatif est qu’une partie de ce capital ne sera peut-être pas définitivement assimilée, compte tenu de l’intensité de l’apprentissage. Il n’est pas rare de retrouver un plongeur un peu perdu, dans son équipement et sa technique (lestage, immersion, stabilisation…), alors qu’il flirtait avec la perfection durant le stage.
La formation continue offre une plus grande possibilité d’assimilation. On pourrait la représenter à l’image des couches géologiques, qui se forment au fi l du temps par la sédimentation. Elle transforme ainsi le plongeur en douceur… Mais elle ne correspond pas du tout aux impatients ! De plus, le choix ne se fait pas toujours en fonction de son propre désir, mais plutôt selon ses propres disponibilités. Aux uns, les week-ends ou des journées isolées, aux autres, la semaine de stage sans autre compromis possible.
Au final, si les motivations peuvent vous sembler strictement personnelles, les modalités de réalisation de votre projet sont aussi variées qu’il existe d’offres de formation. C’est pourtant bien vous qui devez trancher. Les grands axes de votre réflexion devraient s’articuler autour de vos disponibilités, de la nature de la formation (continue ou stage intensif), de la période (climat, haute ou basse saison), et surtout - espérons-le - du contenu du stage qui vous est proposé !
Joël GALLIEN - ![]()





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