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La masse du matériel, celle des gaz en début de plongée, l’écrasement du néoprène, l’assistance à un équipier impliquent une fl ottabilité neutre, voire positive. Dès les années 60, la bouée collerette remplit cet offi ce. Les années 80 lui préfèrent le g
La bouée wing (“aile” en anglais) est constituée d’une vessie contenue dans une enveloppe toilée. Un inflateur manuel assure le gonflage et une ou plusieurs purges rapides sont dédiées à la vidange. La wing se positionne dans le dos, entre le harnais et le scaphandre. Il y en a deux sortes : en “U retourné” (fer à cheval) ou en “donut” (bouée circulaire). La largeur du dosseret varie selon que l’on utilise un seul bloc ou un bi-bouteilles.
La wing se déploie derrière la nuque, les épaules, les aisselles et les côtes, sans décoller les bouteilles du dos. Cette disposition libère les parties frontales et latérales du plongeur. Tout le gaz nécessaire à l’équilibrage est derrière, afin de lisser la silhouette, réduire la traînée, améliorer l’hydrodynamisme. Autre avantage : la position tendra vers l’horizontale, plus adaptée à une propulsion efficace et respectueuse de l’environnement. C’est le sacro-saint “trim” des Anglo-saxons.
Quel lestage ?
Une plaque dorsale, souvent complémentaire à la bouée, peut suffire au lestage. La masse est mieux répartie, au même niveau que le volume d’équilibrage. Ceci est valable avec une configuration rationnelle et un lestage adapté. Un équipement aussi performant et perfectionné soit-il ne rattrapera jamais des erreurs grossières ou un lestage excessif… En revanche, pas de poches sur la wing. Elles seraient, de toute façon, difficilement accessibles. On sera toujours à même d’en ajouter sur le harnais ou les cuisses de la combinaison.
Les wings ne sont pas des gilets de survie, destinés à maintenir la tête d’un plongeur inconscient hors de l’eau. Certes. Mais ce n’est pas pour autant qu’elles la maintiennent immergée, surtout avec des blocs en acier.
Sélectionner sa wing : moult possibilités
Le choix est vaste ; et de nombreuses options se conjuguent aux divers modèles existants. La préoccupation initiale concerne généralement le volume (litres). En plongée loisir, 25 litres devraient suffire. Pour les plongeurs tek, qui s’immergent plus “garnis”, l’usage du double de capacité n’est pas une fatalité. Tout dépend de la nature des blocs et des gaz utilisés. Mais c’est un autre sujet. La performance de l’inflateur - en Newtons de flottabilité par seconde - est primordiale. C’est la pièce majeure du système. On aura beau avoir le volume d’un semi-rigide sur le dos, si l’inflateur est poussif, voire asthmatique en profondeur, le remède peut s’avérer pire que le mal. Il existe des wings avec bouée de secours intégrée. Une seconde vessie, indépendante de la principale, est contenue dans l’enveloppe. Elle est dotée de son propre inflateur et de sa purge. Cette redondance présente des avantages mais aussi des inconvénients. De même pour la quantité et l’emplacement des purges. Estil utile de multiplier ce qui peut être aussi considéré comme une source de panne potentielle ? Est-il utile de doubler l’inflateur d’une autre purge haute ?
La diversité des modèles, aujourd’hui sur le marché, permet à chacun, minimaliste ou “redondançomaniaque”, de trouver une “aile à son pied”. Et surtout d’en choisir une adaptée au matériel utilisé.
Témoignage
Thibault Rauby est BEES1, moniteur Nitrox et rEvo IANTD (www.tybo.info) : “J’utilise une wing, une plaque alu et un harnais simple, pour mes plongées personnelles (loisir mais aussi techniques) ou d’enseignement, depuis trois ans. L’enveloppe dans le dos assure une fl ottabilité importante sans encombrement et une position horizontale naturelle et hydrodynamique. Contrairement au mythe, même en surface, le volume dorsal n’enfonce pas la tête sous l’eau ! Le choix vaste permet d’adapter la wing et ses accessoires et de créer sa propre confi guration, celle avec laquelle on est bien. En gardant en tête que ce qui n’est pas indispensable sous l’eau, reste sur le bateau. Un harnais basique, une poche sur la hanche et des anneaux bien positionnés me permettent, généralement, d’emmener tout ce dont j’ai besoin et maintiennent la simplicité de l’ensemble. Je l’ai pas mal embarqué en voyage et la compacité et la légèreté du tout font merveille au moment des bagages. J’enseigne la plongée avec, sans jamais rencontrer de problèmes et ça ne semble pas déconcerter les plongeurs confi rmés ou novices.”
Bungies or not bungies ?
Les bouées peuvent être rétractées par des élastiques de contention.
Avantages :
- La bouée rétractée est moins exposée aux perçages et accrocs.
- Le gaz est moins mobile dans la vessie : l'équilibre est plus stable.
Inconvénients :
- Des élastiques trop rigides ou trop tendus limitent, voire empêchent, le gonflage de la bouée.
- Pour les gros volumes : dégradation de l’hydrodynamisme car l’aile est “boudinée” au lieu d’épouser la forme des blocs.
- Si la bouée fuit, les élastiques vont expulser le gaz, sans possibilité d’assurer un minimum de flottabilité en positionnant la fuite au plus bas.
Caractéristiques des bouées wing
Nature de la vessie : polyuréthane, résistance à l’eau de mer
Nombre de vessies : simple ou double (vessie de secours) fl ottabilité
Enveloppe : simple ou double / Cordura, nylon
Inflateur : rapidité de gonfl age / Vitesse de purge / Doté d’un second étage de détendeur / Connectique standard / Ergonomie
Tuyau : court ou long
Raccord tuyau-bouée : coude simple / Fenstop
Implantation tuyau : centrale / gauche / droite
Nombre de purges rapides : une ou plusieurs
Emplacement des purges rapides : haut et/ou bas
Volume 14 à 50 litres
Forme : carrée / Trapèze / Donut ou fer à cheval
Largueur dorsale : mono ou bi-bouteilles
Masse globale : légère ou lourde
Frank VASSEUR - ![]()





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