Mon compte
aucun commentaire
Mis à part certains appareils de la marque Olympus étanches jusqu’à 10 mètres, les compacts numériques ont besoin d’un caisson étanche pour être utilisés sous l’eau. Cinq recommandations pour faire le bon choix.
Le choix d’un caisson est aussi essentiel, si ce n’est plus, que celui d’un boîtier. D’ailleurs mieux vaut, avant d’acheter son compact, s’assurer qu’un caisson adapté est disponible. Le nombre de constructeurs est comparable à celui des boîtiers. Voici quelques éléments généraux pour s’y retrouver.
1. Le matériau et la profondeur d’utilisation
La plupart des caissons de compacts numériques sont réalisés en plastique dur appelé Lexan. Son seul véritable ennemi est l’huile des moteurs traînant parfois dans les bateaux pneumatiques. En général, les caissons réalisés par les constructeurs de compacts (Nikon, Olympus, Sony, Canon…) sont garantis jusqu’à 40 mètres. D’autres, comme ceux de la marque Ikelite, peuvent descendre jusqu’à 60 mètres. Pour une utilisation intensive du matériel (plus de 50 plongées par an), nous conseillons les caissons réalisés par les fabricants spécialisés comme Ikelite, Aquatica, Sea&Sea, car ils ont un savoir-faire sur l’étanchéité qui vous évitera nombre de désagréments.

2. Flash externe et diffuseur
Lors du choix d’un caisson, vérifiez qu’il est possible d’ajouter facilement un flash externe car la puissance du flash interne va rapidement s’avérer insuffisante pour des photos de sujets situés à plus de 60 cm. Que ce soit une connexion par fibre optique ou une connexion directe par câble, le caisson doit supporter l’ajout d’une platine sur laquelle sera
fixé le flash. Si dans l’immédiat, vous souhaitez juste utiliser le flash interne, assurez-vous de la présence d’un diffuseur sur le caisson. C’est une petite plaque opaque de couleur blanche qui augmente la couverture angulaire du flash interne. Vous perdrez un peu de puissance, mais vous éviterez ainsi les zones sombres dans les photos de type grand angle.
3. Accès à l’ensemble des boutons du compact
Pour les photographes évoluant dans les eaux européennes, souvent froides et nécessitant le port de gants, il faut que toutes les commandes de l’appareil soient accessibles très facilement. L’un des avantages du numérique est la possibilité de revoir une photo et de contrôler le niveau des lumières ; si vous n’avez pas accès à ces fonctions sous l’eau avec vos gants, c’est que le caisson n’est pas adapté à vos besoins.

4. Accessoires annexes au caisson
Sur le caisson, il doit être possible de fixer facilement un filtre orange en frontal pour des photos en lumière naturelle. De même, à l’achat, il faut s’assurer que l’on aura la place nécessaire pour ajouter un complément grand angle sur l’appareil. Les compacts ont des focales limitées en grand angle et un complément optique est le bienvenu.
5. Attention à la condensation dans le caisson
L’utilisation d’un compact numérique dans un caisson provoque bien souvent l’apparition de buée due à la condensation de l’air humide emprisonné. Si cette buée apparaît sur le hublot plan devant l’objectif, elle empêche de faire la mise au point : il devient alors impossible de réaliser des photos et il faut attendre le retour sur le bateau pour faire disparaître la condensation en ouvrant le caisson. Pour pallier ce problème, il suffi t de placer dans le caisson un sachet de silicagel qui va absorber l’humidité présente dans l’air. Il faut cependant bien fixer ce sachet pour éviter qu’il ne se balade dans le caisson perturbant ainsi l’accès aux boutons ou pire, qu’il ne se mette devant l’objectif. L’idéal est de le scotcher sous l’appareil.
En conclusion
Le choix d’un caisson est donc crucial. Bien des photographes s’inquiètent surtout du prix et vont vers le moins cher possible : attention car beaucoup de constructeurs n’ont pas de savoir-faire dans ce domaine. Qui plus est, sachez que les économies se font souvent aux dépens de l’accessibilité des commandes ou des fonctions. Mieux vaut faire confiance à des constructeurs spécialisés et aux compétences reconnues...
Il parle en connaisseur !
José C., Niveau 2, pratique la photo sous-marine lors de ses voyages : “L’appareil idéal doit être capable de réaliser de bonnes photos d’ambiance quand l’eau est claire et de bons clichés avec le flash interne en macro. Il m’est impossible de plonger avec un matériel lourd et encombrant : le boîtier et le caisson doivent être assez compacts pour entrer dans la poche de mon gilet. Pas question non plus d’avoir un bras pour réaliser des photos avec un flash externe. L’autonomie de la batterie est un plus pour ne pas avoir à ouvrir souvent le boîtier. J’ai longtemps utilisé un Minolta Dimage XT qui m’a toujours donné satisfaction. J’ai maintenant un Sony DSC T30, un peu plus gros, mais équipé d’un plus grand capteur et d’un bon écran. De plus, le boîtier dispose d’un renvoi de flash permettant de prendre de bonnes macros même lorsque l’eau est très diffusante. Une carte 4 Go permet de prendre toutes les photos d’un voyage, et même des séquences vidéo de qualité VGA. Le défaut de Sony est de ne pas accepter les cartes mémoires SD, et de ne pas permettre la vidéo au standard européen.”
Amar GUILLEN - ![]()





Je n'ai pas de compte...
Je souhaite profiter de nombreux avantages sur le site DivOsea, et pouvoir commenter les articles.
Je m'inscris