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Environnement

La tortue olivâtre : petite mais unique

La tortue olivâtre : petite mais unique

La tortue olivâtre : petite mais unique

C’est l’une des plus petites et des plus méconnues des tortues marines. Longue de 75 cm au maximum pour un poids moyen de 45 kg, la tortue olivâtre Lepidochelys olivacea (dite parfois de Ridley ou “bâtarde”) doit son nom à la couleur de sa carapace, souvent ocre-beige au début, et qui devient ensuite verdâtre. Elle évolue, avec l’âge, vers le gris métallique. Sa carapace, assez plate, présente une surélévation au niveau de la région nuchale, qui lui confère une forme en toit, caractéristique, et dégage le cou. Son aspect, très lisse chez les sujets âgés, lui donne une apparence de pierre polie.

La tortue olivâtre, à la répartition moins large que celle d’autres espèces, se rencontre dans les eaux tropicales au-dessus du Tropique du Cancer, proches des côtes africaines, asiatiques, latino-américaines, du Nord de l’Australie et de l’Ouest de l’Amérique du Nord. Omnivore opportuniste, elle se nourrit de méduses, mollusques, crustacés, oursins, ou même de poissons, capturés le plus souvent dans des eaux côtières de faible profondeur.

Sa maturité sexuelle est atteinte vers 7-9 ans. Petite et vive, l’olivâtre pond d’ordinaire assez vite (jusqu’à une centaine d’œufs), rebouchant son nid par de rapides mouvements de tout son corps, qui tassent très efficacement le sable. Les plages de ponte sont assez nombreuses et se répartissent en Indonésie, Sarawak, Japon, Vietnam, Inde, Sri Lanka, Madagascar, Costa Rica, Panama, Sénégal, Congo, Guyane, Venezuela…

Sur certaines, ont lieu des phénomènes d’arrivées massives (les fameuses “arribadas”) : des centaines, voire des milliers, de pondeuses couvrent rapidement la zone et semblent se mouvoir alors de façon frénétique. Une stratégie de reproduction originale dont les principaux événements se produisent au Costa Rica (Ostional, Nancite) et en Inde (Orissa). Les œufs, déposés dans le sable, sont plus petits que ceux des autres tortues (environ 40 mm de diamètre). Après une incubation de 46 à 62 jours, les nouveau-nés crèvent l’enveloppe blanche. Ce sont alors de minuscules tortues, avec une carapace de 40 à 50 mm, de forme plus allongée que celle des adultes, et trois carènes bien visibles. Seulement environ 10 % d’entre elles parviendront à atteindre, saines et sauves, l’océan originel. Là, dans la matrice océanique, les plus chanceuses grandiront de 5 cm par an…

 

La chair et le cuir

Sur les plages des “arribadas”, les populations ont été réduites de moitié, voire des deux tiers, essentiellement en raison du ramassage des œufs. Ailleurs, la survie de cette espèce est compromise par l’urbanisation des lieux de reproduction et le braconnage des adultes, pour leur chair, cuir et carapace. À Eilanti (Surinam), cinq cents femelles venaient pondre sur 1 km de plage, dans les années 50. Elles sont une quarantaine, vingt-cinq ans plus tard. Le statut de ce chélonien varie selon l’endroit. Au Costa Rica, les pontes sont surveillées efficacement. En Inde et Indonésie, les femelles sont ramassées, consommées et transformées en divers produits dérivés du cuir ou des écailles.




Stéphan BONNEAU - Plongée Magazine

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Infos pratiques

  • Nom commun

    Tortue olivâtre
  • Nom latin

    Lepidochelys olivacea
  • Phylum

    Chordata
  • Sous-phylum

    Vertébrés
  • Classe

    Reptilia
  • Odre

    Testudines
  • Sous-Ordre

    Cryptodire
  • Famille

    Cheloniidae

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