Mon compte
aucun commentaire
Verra-t-on un jour pousser des plates-formes pétrolières au large de la rade phocéenne ? En particulier dans l’axe de l’aire marine du Parc national des Calanques ? Les opposants se mobilisent contre cette possibilité, pas si irréaliste que cela. Explications.
Le permis dit "Rhône Maritime" est une autorisation exclusive de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux, emprisonnés dans des réservoirs géologiques. Réservoirs situés notamment sous les fonds marins… Attribuée une première fois en 2002 pour une période de 3 ans, cette autorisation a été ensuite reconduite pour 5 années supplémentaires (prolongation validée d’un arrêté du ministère en charge de l’Écologie) au profit de la société Melrose Mediterranean Limited. En juillet 2010, cette même société a déposé une seconde demande de prolongation de 5 années, soulevant ainsi un double problème. Tout d’abord, la zone ciblée se trouve à moins de 30 km du périmètre du futur Parc national des Calanques et à 50-70 km de celui de Port-Cros et du Sanctuaire Pelagos (protection des mammifères marins de Méditerranée). Ensuite, la prospection pétrolière s’effectue par émission d’ondes acoustiques basses fréquences au moyen de canons à air comprimé, avec recours potentiel à des forages d’exploration en mer si nécessaire.
Face aux impacts (les ondes sonores désorientent les cétacés, perturbent la reproduction des poissons) et aux risques environnementaux (marée noire liée à un accident de forage exploratoire) encourus, la mobilisation n’a pas tardé. Avec tout d’abord, celle du GIP (Groupement d’intérêt public des calanques, en charge de la création du futur Parc national), qui, par la voix de son président Guy Tessier, "juge défavorablement cette demande de prolongation du permis Rhône Maritime". Le GIP argue de "l’incohérence entre la demande de Melrose Mediterranean Limited et les conventions internationales adoptées par la France en matière de protection de la Méditerranée et des cétacés", et rappelle la fragilité du milieu marin et côtier des calanques avec ses côtes rocheuses très découpées et ses herbiers de posidonie. Quant à Didier Réault, délégué à la mer de la Ville de Marseille, il ajoute que "l’espoir de découvrir de l’or noir ne vaut pas la prise de risque d’une marée noire en Méditerranée."
Texte Olivier Clot-Faybesse

Crédit photo : Olivier Clot-FaybesseContenu produit par Plongée Magazine pour DivOsea -





Je n'ai pas de compte...
Je souhaite profiter de nombreux avantages sur le site DivOsea, et pouvoir commenter les articles.
Je m'inscris