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La grande majorité des requins présents au large des côtes de la Méditerranée, en France, seraient de jeunes squales. Pour expliquer ce phénomène, les scientifiques pensent que ce coin du globe pourrait constituer une sorte de “nurserie” idéale.
Vous avez peut-être entendu parler de la présence d'un requin au port de Saint-Tropez (Var), fin juillet. Le signalement, émanant d'une personne en charge de l'amarrage des bateaux, semblait tout à fait sérieux, même si les recherches du squale dans les jours qui ont suivi n'ont pas abouti.
Que les baigneurs qui ont la phobie des requins se rassurent : ce genre d'épisode est rarissime, car les squales évoluent surtout au large, où les eaux sont plus profondes.
Autre phénomène qui mérite que l'on s'y attarde, toujours au sujet des squales : la majorité des spécimens que l'on trouve au large des côtes méditerranéennes de France n'auraient pas encore atteint l'âge adulte. Si les scientifiques n'ont pas d'explication catégorique sur la raison de ce “jeunisme” chez nos amis les sélaciens gaulois, une hypothèse est toutefois avancée : la côte méditerranéenne, avec ses eaux profondes, ses températures clémentes et un stock de nourriture abondant, offrirait un lieu de vie idéal pour les jeunes requins.
Afin d'en savoir plus sur le comportement des requins et sur leurs liens de parenté, des études de marquage et tests ADN sont actuellement menés par des pêcheurs de la FNPPSF (Fédération nationale des pêcheurs plaisanciers et sportifs de France) et par l'association Ailerons (Association ichtyologique pour l'étude, la recherche, l’observation dans la nature des sélaciens). Affaire à suivre…

Crédit photo : Daniel Deflorin





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