Cites : requins marteaux et mantas mieux protégés

Publié le 12 mars 2013

Depuis le 3 mars, les représentants de 178 pays sont réunis à Bangkok, en Thaïlande, et planchent sur la protection d’espèces menacées. Lundi, la 16e conférence de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) a décidé de mieux protéger cinq espèces de requins : le requin océanique à pointes blanches, trois requins marteaux (halicorne, grand et lisse) et le requin taupe commun. Des squales très prisés pour leurs ailerons en Asie et victime de la surpêche. Ils sont désormais inscrits à l’annexe II de la convention, qui régule le commerce, malgré l’opposition de certains pays inquiets pour leur industrie de pêche. Une décision longuement applaudie, sachant que, selon l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), 73 millions d’individus sont tués chaque année.

Dans la foulée, le vote a concerné les raies mantas qui ont également été inscrites à l’annexe II, sur proposition du Brésil, de la Colombie et de l’Équateur.

Enfin, le requin scie est passé de l’annexe II à l’annexe I, qui interdit tout commerce de cette espèce.

Jeudi dernier, la Cites a choisi de préserver les lamantins d’Afrique de l’Ouest, menacés par la destruction de leur habitat naturel et par un braconnage intensif. Si ces “vaches marines” sont loin d’être gracieuses, le cuir de leur peau ainsi que leur graisse sont très prisés. Le litre d’huile de lamantin, à quoi on attribue des vertus médicinales, s’échange en effet à 230 € ! Un commerce très présent en Asie (Corée, Chine, Taïwan…).

Quant aux tortues, une quarantaine d’espèces d’eau douce ou terrestre ont vu leur protection accrue.

Créée il y a 40 ans, la Cites est un texte évolutif qui s’applique aux États membres. Elle protège actuellement 35 000 espèces, mais certaines continuent à décliner (le tigre par exemple pourtant protégé depuis 1975). Son annexe I interdit le commerce international de l’espèce (grands félins, crocodiles, orchidées…), la deuxième impose un contrôle strict des échanges internationaux empêchant la surexploitation et la troisième fixe des conditions à l’exportation. Chaque décision doit être soutenue par les deux tiers des parties présentes pour être adoptée.

La conférence de Bangkok se termine jeudi.

– Crédit photo : Daniel Deflorin

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