Égypte, attaque mortelle de requin video

Publié le 23 mars 2015

Le 22 mars, un touriste allemand a été tué par un requin dans la région de Marsa Alam dans le Sud égyptien. Selon les autorités de la région, le requin a mordu la jambe d’un « nageur » (sans préciser s’il était en palmes-masque-tuba). Quand les secours ont sorti l’homme de l’eau, il était déjà mort, la jambe sectionnée au-dessus du genou droit. Les médias allemands relatent que l’homme était âgé de 52 ou 53 ans et qu’il était en vacances avec son épouse. Ils soulignent aussi que l’ambassade d’Allemagne a été informée mais ne précisent pas les circonstances de l’accident.

Plusieurs sources font état de la probabilité d’une morsure de requin océanique, également appelé longimane. Cette espèce, relativement présente dans ces eaux et connue pour sa propension à « goûter » ses proies potentielles, pourrait effectivement être à l’origine de la morsure fatale. Le longimane et le mako sont en effet les espèces les plus souvent citées dans les cas d’agressions en mer Rouge. Contrairement à La Réunion par exemple, où c’est le bouledogue qui figure parmi les requins impliqués.

C’est la première attaque mortelle de requins survenue en Égypte depuis la funeste série en fin d’année 2010 où une autre touriste allemande de 70 ans avait trouvé la mort et plusieurs ressortissants russes attaqués à Sharm el-Sheikh selon le site sharkattackfile.info. Là aussi, la piste du requin océanique était la plus probable. Précisons qu’il s’agit à chaque fois de nageurs et non de plongeurs. Ces derniers, qui recherchent au contraire la rencontre avec le requin longimane en raison de sa plastique extraordinaire, connaissent son comportement. De plus, en cas de contact inquisiteur, ils sont à même de le repousser et sont protégés par leur combinaison néoprène qui les isole des cellules sensorielles contenues dans le museau des requins. Protections dont sont démunis les nageurs ou apnéistes à la peau nue. Après une période d’instabilité politique en Égypte, les requins. Voilà qui ne va pas rassurer le grand public malgré la rareté de ce type d’agressions.

Texte et photo D. Deflorin

 

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